Injures antisémites contre Alain Finkielkraut : six mois de prison avec sursis requis contre le prévenu

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PROCÈS - Le 16 février dernier, Alain Finkielkraut avait été pris à partie en février dernier en marge d'une manifestation lors de "l'acte 14" des Gilets jaunes. Un homme de 36 ans est jugé ce mercredi 22 mai à Paris pour injures à caractère antisémite envers l'académicien. Une qualification qu'il rejette.

La scène avait suscité l'indignation générale. Poursuivi pour avoir proféré des injures à caractère antisémite envers le philosophe Alain Finkielkraut en marge d'une manifestation de Gilets jaunes à Paris le 16 février, une qualification qu'il conteste, un homme de 36 ans a comparu ce mercredi 22 mai à Paris devant la 17e chambre du tribunal correctionnel pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". Six mois d'emprisonnement avec sursis ont été requis contre lui. L'académicien, qui n'a pas porté plainte, s'est brièvement présenté à l'audience.

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Barbu, gilet jaune sur le dos, visiblement très énervé, le prévenu, un vendeur de téléphones originaire de Mulhouse dans le Haut-Rhin, est l'homme le plus reconnaissable sur les vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrant le déversement de haine à l'encontre du philosophe. Il lui est reproché d'avoir proféré plusieurs insultes et invectives à Alain Finkielkraut : "Espèce de sioniste", "grosse merde", "elle est à nous, la France", ou encore "sale race" ou "t'es un haineux et tu vas mourir".

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Gilets jaunes : Alain Finkielkraut insulté par des manifestants à Paris

"Il a, c'est vrai, proféré quelques insultes, mais aucun caractère raciste ou antisémite ne peut être retenu", avait déclaré auprès de l'AFP son avocat, Me André Chamy. "'Sioniste', c'est une idéologie politique, pas une religion, pas une communauté", a-t-il estimé. Selon l'avocat, le prévenu a invectivé le philosophe Alain Finkielkraut, "une personnalité clivante", "à cause de ses idées portant atteinte à la fraternité et au vivre-ensemble". Et s'il a été poursuivi alors que d'autres manifestants au "visage découvert" ne l'ont pas été, c'est que son client "avait la gueule de l'emploi avec sa petite barbiche", a-t-il affirmé.

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En février dernier, une source proche du dossier décrivait cet homme comme un "petit délinquant, proche de la mouvance salafiste mais pas fiché radicalisé". Un homme qui a perdu son emploi dans la téléphonie en Suisse en raison de cette affaire et "vivote" aujourd'hui avec sa propre entreprise en Alsace.

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