Procès Jawad Bendaoud : Youssef Aït Boulahcen est revenu sur ses liens avec Hasna et Abaoud

Procès Jawad Bendaoud : Youssef Aït Boulahcen est revenu sur ses liens avec Hasna et Abaoud
Justice
JUSTICE – La cour d’appel de Paris entend pendant deux jours Youssef Aït Boulahcen, 26 ans. En février dernier, le prévenu, cousin d'Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats de Paris et frère d’Hasna Aït Boulahcen, avait été condamné à quatre ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis, sans mandat de dépôt, pour "non-dénonciation de crime terroriste". Il est jugé jusqu’au 21 décembre au côté de Jawad Bendaoud.
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FIN DE CE 2E JOUR


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PROPOS ANTISEMITES, DECAPITATION...


Le président interroge Youssef Ait Boulahcen depuis plusieurs minutes sur le contenu de son ordinateur. Fichiers antiisémites, photo de décapitation.. diverses choses très violentes  ont été retrouvées. Le prévenu se défend et parle de "curiosité". Il dit qu'il y a aussi dans son ordinateur des cours qui appellent à la tolérance et au dialogue. 

YOUSSEF AIT BOULAHCEN ET LES APPELS D'HASNA 


Le président lui pose de nombreuses questions sur ses échanges téléphoniques avec sa soeur entre le 15 et le 18 novembre 2015, jour de l'assaut. 


Youssef Ait Boulahcen est poursuivi pour non-dénonciation de crime terroriste. Il a été condamné en février dernier pour ces faits. Il n'y a pas eu de mandat de dépôt. Il comparait donc libre. Son casier judiciaire est vierge. Il dit qu'il ne savait pas du tout que son cousin Abdelhamid Abaaoud était en France et que sa soeur cherchait un endroit où le cacher. 

Col roulé gris, pantalon, écharpe et manteau noir, cheveux ras, lunettes, Youssef Aït Boulahcen était bien discret à côté de Jawad Bendaoud en survêtement à paillettes mercredi au premier jour de leur procès en appel, mercredi 21 novembre à Paris . Plus connu comme le "frère d’Hasna" ou le "cousin d’Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attaques du 13 novembre, le prévenu âgé de 26 ans est jugé pour "non dénonciation de crime terroriste". On lui reproche de ne pas avoir alerté les forces de l'ordre sur les agissements de sa soeur qui cherchait notamment une planque à leur cousin Abaaoud. 


Condamné à quatre ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis, sans mandat de dépôt pour ses faits le 14 février dernier, Youssef Aït Boulahcen, qui comparaît libre, a fait appel de sa condamnation. "Pourquoi avez-vous fait appel ?", lui a demandé mercredi le président. "Parce que je suis innocent des faits qui me sont reprochés", a-t-il répondu. 

"Profil le plus inquiétant"

En février dernier pourtant, le parquet avait requis la sanction la plus lourde à son encontre : cinq ans de prison, peine maximale encourue pour cet homme dont le casier judiciaire ne porte aucune mention. "Les médias parlent du procès Jawad. Mais pour moi, c'est avant tout le procès de Youssef Aït Boulahcen ! Le plus médiatique n'est pas forcément le plus dangereux", avait-il déclaré considérant ce dernier comme ayant le "profil le plus inquiétant".


Youssef Aït Boulahcen, qui a changé de nom après l’affaire, est soupçonné d’avoir été courant de tout ce que faisait sa sœur pour trouver une planque à son cousin Adbelhamid Abaaoud et son complice. En janvier, il jurait ignorer à qui sa sœur Hasna, avec qui il a été en contact via des SMS et MMS à 91 reprises entre le 15 novembre et le 18 novembre 2015, voulait venir en aide. Il avait d’ailleurs affirmé ne pas avoir reçu à cette époque tous les messages de sa sœur. Sur ce qu’elle lui a raconté, il considère que sa sœur "affabule souvent", qu’elle veut faire le "buzz". 


"Pour moi, c'était inconcevable que le terroriste le plus recherché d'Europe arrive grâce aux accords Schengen à rentrer en France", avait-il lâché au cours de son audition en janvier avant d’ajouter : " Ce qui m'a manqué pour aller voir la police, c'est la clarté. Je n'ai aucune preuve, aucune certitude qu'Hasna veut aider des terroristes". 


Outre les contacts avec sa sœur, les enquêteurs avaient également retrouvé des documents djihadistes, un photomontage d'Abaaoud ou encore des fichiers audio. Il avait indiqué que c’était pour s’informer, jurant qu'il n'adhérait "ni à cette idéologie ni à leurs principes". 

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