Procès Merah : l’homme qui a bousculé Latifa Ibn-Ziaten assure qu'il s'agit d'un geste involontaire

Procès Merah : l’homme qui a bousculé Latifa Ibn-Ziaten assure qu'il s'agit d'un geste involontaire

EXPLICATIONS – Au lendemain de la plainte déposée par Latifa Ibn-Ziaten, un homme s’est présenté mercredi après-midi au commissariat de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) pour donner sa version des faits survenus le 2 novembre avant le verdict au procès Merah. L’individu avait bousculé la mère d’Imad, premier militaire tué par Mohamed Merah en mars 2012. Il parle d’un "geste accidentel".

Elle avait été poussée violemment, peu avant que la cour ne rende son verdict le jeudi 2 novembre dans le cadre du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Malki. Mardi dernier, Latifa Ibn-Ziaten, la mère d'Imad Ibn-Ziaten, première victime en 2012 de Mohamed Merah, a porté plainte mardi pour "violences volontaires". 


L'information a été relayée par les médias mercredi et, après avoir pris connaissance de cette plainte, l'individu qui a bousculé la mère de famille s'est présenté spontanément dans l'après-midi au commissariat de Charenton-le-Pont. L'homme, que l'on voit sur plusieurs vidéos, a voulu donner aux policiers sa version des faits.

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Procès Merah : radiographie d'un verdict

Pas de placement en garde à vue

Selon Le Parisien, qui a rapporté les faits, l'individu, âgé de 23 ans, a été conduit par les policiers de Charenton-le-Pont dans un commissariat parisien pour être entendu. Aux enquêteurs, il aurait affirmé que le geste était "accidentel", qu'il aurait poussé Latifa Ibn-Ziaten après avoir été lui-même, dans la cohue", poussé par un journaliste.  L'homme pensait que l'événement était clos "puisqu’il a pu, selon lui, présenter ensuite ses excuses à Latifa Ibn Ziaten", rapportent nos confrères. Il aurait par ailleurs laissé son identité aux forces de l'ordre présentes le jour des faits. 


Le quotidien précise que l'homme, qui n'a pas été placé en garde à vue ,"est proche de groupes activistes juifs". Il ajoute : "L'incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours, l’incident est considéré comme des 'violences légères' et sanctionné à ce titre d’une contravention'.

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