Procès pour viols : Georges Tron clame son innocence même s'il n'est pas "un saint"

Procès pour viols : Georges Tron clame son innocence même s'il n'est pas "un saint"

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JUSTICE - L'ancien secrétaire d'Etat a admis lundi ne pas être "un saint", avant de clamer son innocence face à deux ex-employées de sa mairie de Draveil qui l'accusent de viols.

"Je n'ai jamais essayé de passer pour un saint." Après trois semaines de procès, Georges Tron a enfin pris la parole ce lundi à la cour d'assises. L'occasion pour l'ancien secrétaire d'Etat de clamer son innocence face à Virginie Ettel et Éva Loubrieu, deux ex-employées de sa mairie de Draveil qui l'accusent de viols.


"Je n'ai jamais eu la moindre relation sexuelle avec Mme Gruel. Je n'ai jamais eu dans ma vie sexuelle des scènes à trois, à quatre", a déclaré Georges Tron. Le maire (LR) de Draveil depuis 1995 reconnaît uniquement un "flirt" avec une ex-attachée parlementaire et une relation extraconjugale - toujours en cours - avec son adjointe à l'Urbanisme Sylvie Doncarli. "Cette affaire m'a conduit à voir toute ma vie personnelle étalée sur la place publique", a estimé l'ancien homme politique. "Je ne me flatte pas d'avoir trahi la confiance de mon épouse."

"Climat sexualisé" à la mairie

Virginie Ettel et Éva Loubrieu accusent Georges Tron et son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel de leur avoir imposé des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010 lors de relations à trois. Entendue elle aussi lundi pour la première fois sur le fond, Brigitte Gruel a elle aussi nié toute relation intime avec son co-accusé et les deux plaignantes. Cette affaire avait contraint Georges Tron à démissionner de son poste de secrétaire d'État à la Fonction publique en mai 2011.


Face aux accusés, le président de la cour d'assises, Philippe Coirre, met en garde : plusieurs témoins ont rapporté qu'il y avait un "climat sexualisé" à la mairie "qui pourrait rendre plausibles les scènes décrites" par les plaignantes. A tour de rôle, le président de la cour d'assises, l'avocat d'Eva Loubrieu, Loïc Guérin, et l'avocat général ont rappelé à Brigitte Gruel qu'elle peut se désolidariser du maire.


Son audition doit se poursuivre mardi. Le procès, qui s'est ouvert le 23 octobre devant les assises de Seine-Saint-Denis, est entré dans sa quatrième et dernière semaine. Le verdict est attendu jeudi.

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