Projet d'attentat islamophobe : le Conseil français du culte musulman se porte partie civile

Justice

TERRORISME - Au lendemain de l'interpellation de 10 personnes soupçonnées de fomenter des attentats islamophobes, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a indiqué, devant la caméra de LCIn qu'il se porterait partie civile, afin d'avoir accès au dossier.

Les membres du Conseil français du culte musulman (CFCM) ont rencontré, lundi 25 juin, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, après qu'un coup de filet dans la mouvance de l'ultra-droite a mis au jour un projet d'attaques terroristes potentiellement pensé par dix personnes, actuellement placées en garde à vue. 

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Le président du CFCM Ahmet Ogras s'est ainsi expliqué au micro de LCI : "On a confirmé notre souhait d'être partie civile pour avoir accès au dossier, connaitre les lieux de cultes visés et les personnalités visées. Nous avons un devoir, en tant que représentants, d'apaiser, mais aussi de défendre notre culte et les personnes qui le pratiquent. Nous remercions les services de l'Etat, les représentants des forces de l'ordre, la DGSI, le groupe Sentinelle pour la sécurisation de nos lieux de culte. Nous avons face à nous un ministre de l'Intérieur qui assume ses responsabilités et partage les réalités du terrain."

"Nous remercions notre communauté musulmane qui est digne, ne répond pas aux provocations des uns et des autres, s'est félicité le représentant. Nous demandons que tous les représentants des partis politiques - je dis bien tous - soient solidaires de cette communauté. Nous invitons les institutionnels qui défendent les droits de l'Homme à partager cette solidarité."

Pistolets et grenades

Selon nos informations, les arrestations se sont déroulées dans la nuit de samedi à dimanche par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en Corse, en région parisienne et en Charente-Maritime. Sur place, les enquêteurs ont retrouvé des fusils, des pistolets et des grenades artisanales lors des perquisitions.

Les dix interpellés avaient "un projet de passage à l'acte violent, aux contours mal définis à ce stade, ciblant des personnes de confession musulmane". Les gardés à vue, parmi lesquels une femme, ont entre 32 et 69 ans.

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