Propos racistes à l'université de Lorraine : un signalement au parquet de Metz a été fait

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RACISME - Après les révélations de propos à caractère raciste échangés sur une messagerie entre étudiants de l'université Lorraine de Metz, un signalement au parquet à été fait par l'établissement, a-t-on appris ce dimanche.

Au surlendemain de la révélation de propos racistes et dégradants tenus par des élèves à l'Université de Lorraine, à Metz, un signalement a été fait au parquet de Metz par l'université. Cette dernière a annoncé dimanche 28 avril qu'elle allait "convoquer dès le début de semaine les auteurs des faits". 


Une "commission d'enquête interne à l'Université de Lorraine va, dès le début de cette semaine, convoquer les auteurs des faits, entendre les différentes victimes et témoins des agissements racistes qui ont été révélés ces derniers jours", est-il indiqué dans un communiqué. "En parallèle, un signalement au procureur de la République a été effectué dès ce week-end par l'Université de Lorraine", est-il précisé.

Vendredi des étudiants de l'université de Metz avaient choisi de rendre publiques ces captures d'écran de discussion tenues sur un groupe privé de la messagerie de Facebook, Messenger, révélant des conversations extrêmement problématiques. Des propos racistes y étaient échangés par des étudiants en sociologie. Selon le directeur de la communication de l'université, David Diné, ils ne seraient que "deux ou trois seulement". 


"Ce groupe existe en réalité depuis un an, il a été créé lors d'une soirée d'intégration de la licence", expliquait à LCI Usman Gueye, étudiant en communication, qui a œuvré à la médiatisation de l'affaire. "Seulement, une étudiante noire avait été ajoutée à ce groupe. Elle l'a quitté récemment et nous a alertés de la présence de ces messages. On y voit très clairement des photos, des vidéos se moquant d'étudiants noirs et des propos racistes."

Une enquête interne ouverte

"L'Université de Lorraine mettra en place, dès lundi, un dispositif d'accompagnement et d'écoute en direction des personnes victimes et de la communauté universitaire", est-il écrit dans le communiqué. Dans un tweet vendredi, la présidence de la faculté avait "condamné la gravité des actes racistes dont elle a pris connaissance (...) commis sur les réseaux sociaux par des étudiant.e.s" et avait annoncé qu'une "enquête interne (serait) instruite avec la plus grande fermeté".

"Tolérance zéro face à ces comportements inacceptables sur nos campus comme ailleurs", a réagi de son côté sur Twitter la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal.

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