Clermont-Ferrand : un prof d'échecs condamné à trois ans de prison pour des agressions sexuelles sur cinq fillettes

Justice

PRISON - Un professeur d'échecs a été condamné ce mercredi à trois ans de prison ferme et 29.000 euros de dommages et intérêts pour avoir agressé sexuellement cinq fillettes. Elles avaient entre 6 et 8 ans à l'époque des faits.

En 2013, un intervenant qui animait des ateliers d’échecs au sein de l'école primaire catholique de Saint-Alyre, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme),  avait été mis en examen pour des agressions sexuelles sur cinq fillettes. Ce mercredi 22 mars, il a été condamné à trois ans de prison ferme.

Sa peine a été assortie d’une mesure de suivi judiciaire de 7 ans avec obligation de soins. Il lui a également été interdit d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs. Enfin, il lui a été demandé de verser 29.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles.

Un mode opératoire bien rôdé

En 2013, le prévenu avait reconnu les faits après qu’une élève de CM1 s'est confiée à ses parents. Devant les juges, le professeur d’échecs de 33 ans a tenté tant bien que mal d’expliquer les gestes qu’il a fait subir aux fillettes, âgées à l'époque de 6 à 8 ans, pendant quatre mois.

Le mode opératoire était toujours le même. Pendant ses cours d’initiation, il attrapait la main d’une des fillettes pour la poser sur son sexe et ensuite la forcer à le masturber. Même si ces agressions sexuelles ne duraient parfois que quelques secondes, "les 30 secondes du prévenu était une éternité pour les victimes", a affirmé pendant l’audience, Me Portal, avocat de l’une des parties civiles. 

Des justifications insatisfaisantes

La justice lui reproche aussi d’avoir téléchargé à trois reprises des fichiers pédopornographiques. À nouveau, il a tenté de justifier son geste en parlant de la "curiosité malsaine" avec laquelle il regardait ses vidéos. Il a justifié son passage à l’acte par une "pulsion incontrôlée et irrépressible". Il a également évoqué des "failles narcissiques", "un sentiment ambivalent" et la nécessité de "combler quelque chose en moi d’affectif, de sexuel", rapporte le journal régional La Montagne.

"C’était un rapport de dominant. J'ai utilisé la sexualité dans le rapport maître-élève. Ça a été une expérience autour de ma sexualité, une nouveauté", a-t-il expliqué au tribunal. Des propos qui sont parus en total décalage avec la gravité des faits. Le président du tribunal lui a reproché d’utiliser des "faux-fuyants" pour minimiser l’importance de ces agressions sexuelles.

"Il s'est comporté comme un prédateur à l'égard des enfants",  a estimé quant à lui le représentant du ministère public Thierry Griffet, qui avait requis 4 ans d'emprisonnement, assorti d'un suivi socio-judiciaire de 10 ans.

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