Que change la grève de la faim de Redoine Faïd à ses conditions de détention ?

Justice
JUSTICE - Redoine Faid a entamé une grève de la faim, lundi 8 octobre, pour contester ses conditions de détention depuis sa réincarcération. Elle a débuté à midi à la prison de Vendin-le-Vieil. Dans de pareils cas, comment sont pris en charge les détenus ? Notre éclairage.

Redoine Faïd proteste. Le détenu le plus surveillé de France, incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, a entamé une grève de la faim, lundi 8 octobre pour "protester contre le régime qui lui est imposé", a expliqué son avocat, Raphaël Chiche, mais pas seulement. Dans une lettre envoyée aux magistrats et transmise à la direction de la prison, le célèbre braqueur explique que cette grève de la faim vise aussi à contester l'incarcération de sa logeuse et de membres de sa famille, explique Le Figaro

Cette grève de la faim ne change en rien les mesures auxquelles il est soumisWilfried Fonck, secrétaire national Ufap Pénitentiaire

Une grève de la faim qui ne changera rien concernant les mesures particulières auxquelles Redoine Faid est soumis, comme nous l'indique Wilfried Fonck, secrétaire général Ufap Pénitentiaire. Placé en quartier d'isolement, le détenu ne recevra que la visite d'un médecin de l'unité médicale de la prison. Ce dernier suivra l'évolution de son état de santé. 


"Placé à l'isolement, il sera visité dans sa cellule par le médecin, explique à LCI Wilfried Fonck. Si son état de santé vient à trop se dégrader, des mesures seront alors prises pour qu'il soit pris ne charge. Mais pour le moment, cette grève de la faim ne change en rien les mesures auxquelles il est soumis". En d'autres termes, tant que son état de santé le permet, il continuera à séjourner à l'isolement. 

Depuis son arrestation le 2 octobre, Redoine Faïd est soumis à une surveillance et des mesures particulières :  "Il sera menotté et accompagné de plusieurs personnels dans tous ses déplacements. Il n'aura pas de voisin direct, pour éviter toute forme de communication. Au parloir, il y aura aussi un dispositif de séparation pour éviter tout contact physique avec son interlocuteur et sera sous la forme d'hygiaphone. Chaque pièce sera sécurisée avant et après son passage, il sera régulièrement fouillé. Les précautions seront maximales", détaillait Wilfried Szala, de F.O Pénitentiaire, à LCI.   

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