Reconstitution de la nuit du meurtre de Maëlys : cette zone commerciale au cœur des interrogations

Justice
ENQUÊTE - Près d’un an après la disparition de la petite Maëlys, une première reconstitution du drame a été réalisée dans la nuit de lundi à mardi. Le cortège qui transportait Nordahl Lelandais a marqué un arrêt dans une zone commerciale entre Pont-de-Beauvoisin et Domessin qui n'apparaissait pas dans l'enquête.

C’est une voie mal éclairée derrière les entrepôts d'un Hyper U dans une zone commerciale située à la frontière de Pont-de-Beauvoisin et de Domessin. Un lieu qui ne figurait pas jusque-là dans l’enquête sur le meurtre de la petite Maëlys mais qui est désormais au cœur des investigations. 


Dans la nuit de lundi à mardi, le convoi qui transportait Nordahl Lelandais, les juges d’instruction, les avocats et les parents de Maëlys lors de la première reconstitution sur la mort de l’enfant a marqué un arrêt de près d’une heure là-bas. Pourquoi ? Nordahl Lelandais a-t-il apporté des éléments nouveaux ? Selon nos informations, c'est le long de cette route vers le domicile de ses parents que le suspect a indiqué avoir frappé la fillette pour qu'elle arrête de crier

Pas d'arrêt près du cabanon

Les 200 gendarmes qui encadraient le cortège - parti vers 22h15 de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, lieu du mariage au cours duquel Maëlys a disparu – avaient tendu de grands draps blancs pour empêcher les caméras de filmer. 


Toujours selon nos informations, Nordahl Lelandais a continué, lors de cette reconstitution, de maintenir la thèse de l’acte non intentionnel. Aux questions des juges d’instruction, il a répondu qu’il n’avait pas enlevé de force Maëlys. C’est la fillette qui est montée d’elle-même, de manière spontanée dans sa voiture, a-t-il assuré. Par ailleurs, il a indiqué qu’il n’avait pas violé la fillette, ce que l’enquête scientifique n’a pu ni démontrer ni infirmer. Enfin, comme lors de sa précédente version, il a affirmé avoir frappé la fillette avec le poing pour qu’elle arrête de crier.


Enfin, il a précisé, une fois dans la forêt, à Attignat-Oncin, où les restes du corps de l'enfant ont été retrouvés, qu’il avait déposé la fillette "sous des pierres" dans un endroit isolé.

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