Non-lieu dans l'enquête sur la mort de Rémi Fraisse : sa famille dénonce un "permis de tuer"

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RÉACTION - Des juges d'instruction de Toulouse ont rendu un non-lieu dans l'enquête sur la mort de Rémi Fraisse, jeune militant écologiste tué le 26 octobre 2014 sur le site du barrage de Sivens. La famille a décidé de faire appel et a tenu à réagir dans un communiqué intitulé "permis de tuer".

"Nous accusons réception du non-lieu ordonné par les juges d'instruction, tristement sans surprise mais non sans un sentiment un peu plus fort aujourd'hui encore que les juges d'instruction et l'Etat ne veulent pas traiter ce dossier avec justice". C'est par le biais d'un communiqué publié ce mardi, à l'issue de la décision de justice, que la famille de Rémi Fraisse a décidé de réagir. 


Les juges d'instruction de Toulouse ont rendu un non-lieu dans l'enquête sur la mort du jeune militant écologiste de 21 ans, tué le 26 octobre 2014 sur le site du barrage de Sivens.  Les juges ont suivi les réquisitions du procureur de Toulouse.

"Cela revient à donner un permis de tuer aux forces de l'ordre"

"Comment le 'maintien de l’ordre' peut-il tuer quelqu’un sans qu’aucune faute n'ait été commise ? Tuer quelqu’un est illégal. Donner l’ordre de jeter des grenades sur des manifestants ne peut pas être considéré comme légal et la mort d'un jeune pacifiste parmi ces manifestants, comme un accident. Cela revient à donner un permis de tuer aux forces de l'ordre", peut-on lire dans ce même communiqué.


"Les gendarmes défendaient un terrain qui était vide. Rémi a été tué. Nous ne souhaitons pas montrer du doigt telle ou telle personne, ni poursuivre à tout prix un gendarme plutôt qu'un autre. Notre souhait aujourd'hui est celui de mettre en lumière les dysfonctionnements d'un système qui préfère mener jusqu'au bout une mission illégale au point de mettre en danger manifestants et forces de l'ordre, plutôt que de se mettre autour d'une table et de discuter", ajoute le communiqué.


La famille de Rémi Fraisse a décidé de faire appel de cette dernière décision. "Nous irons jusqu'à porter ces faits devant la Cour européenne des droits de l'homme et demanderont à ce que la responsabilité de l'État soit engagée".

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