Remise en liberté de Patrick Balkany : l'avocat général s'y oppose, décision attendue pour lundi prochain

Justice

JUSTICE - La cour d'appel de Paris examinait ce mardi la demande de remise en liberté de Patrick Balkany. Le maire de Levallois dort depuis le 13 septembre dernier dans une cellule de la prison de la Santé à Paris. La décision sera rendue la semaine prochaine, le 28 octobre

La première demande de remise en liberté de Patrick Balkany déposée par les avocats du maire de Levallois-Perret dans la foulée de sa condamnation pour fraude fiscale à quatre ans ferme avec mandat de dépôt, le 13 septembre, était examinée ce mardi par la cour d'appel de Paris. 

Présent dans la salle d'audience, le maire de Levallois-Perret doit désormais attendre le 28 octobre pour savoir si oui, ou non, il va pouvoir quitter la cellule de la prison de la Santé où il est détenu depuis le 13 septembre. C'est là qu'il dort depuis qu'il a été condamné à quatre ans de prison ferme et incarcéré pour fraude fiscale avant de l'être pour blanchiment vendredi dernier.

Lire aussi

"Risque de fuite"

Et l'attente pour l'édile aujourd'hui âgé de 71 ans sera longue. "Je demande simplement un peu d'humanité, je souffre énormément, je voudrais sortir le plus rapidement possible pour me soigner", a-t-il déclaré debout dans le box des prévenus.

"Si je suis là, c'est d'abord pour mon âge et mon état de santé. Je souffre le martyr. Je me suis fait opérer..." (...) A la Santé, vous ne pouvez pas avoir vos médicaments. On vous donne des génériques. Le médecin vous dit: "c'est les mêmes". Je suis épuisé. Je suis sortir hier, j'ai failli m'effondrer, a expliqué le prévenu. Ma priorité: finir le mandat. Il est pas encore temps de déterminer si je suis candidat. Je dois préparer ma succession." 

L'avocat général, Serge Roques, n'a rien voulu savoir et s'est opposé à sa demande de remise en liberté, invoquant notamment le "risque de fuite du prévenu" et la "propension (du maire ndlr) certaine à fuir ses responsabilité".  "Le dossier montre que Patrick Balkany a toujours disposé de beaucoup d'espèces, qu'il a des intérêts à l'étranger. D'où le risque de fuite", a lancé le représentant de l'accusation. 

"La cour a à l'esprit l'âge de monsieur Balkany, son état de santé. Rien n'indique que cet état soit incompatible avec sa détention. Sous réserve d'un examen médical, je suis fermement opposé à sa remise en liberté", a-t-il affirmé. 

"Se planquer où?"

"Son passeport est entre les mains de la justice française. C'est une vérification minimale quand on parle de risque de fuite. Pour aller où? Pour se planquer où?, a lancé Eric  Dupond-Moretti, avocat de Patrick Balkany. Je sais pas comment il pourrait franchir un aéroport sans passeport. Vous me direz, y a Dupont de Ligonnès..."

Le ténor du Barreau a ajouté : ""Il va quoi qu'il en soit rester à la Santé, en attendant la deuxième demande de mise en liberté. J'attends une mise en liberté, qui ne sera de toute façon pas effective". 

Les avocats de Patrick Balkany ont déposé une seconde demande de mise en liberté après sa condamnation pour blanchiment, le 18 octobre, à cinq ans de prison assortis d'un second mandat de dépôt, mais celle-ci devrait vraisemblablement être examinée ultérieurement. 

Si la cour d'appel faisait droit à cette première demande de mise en liberté, Patrick Balkany resterait néanmoins détenu en vertu de sa seconde condamnation, cinq ans de prison avec mandat de dépôt pour blanchiment prononcés vendredi par le tribunal correctionnel. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter