Un père de famille condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir giflé un enseignant

Un père de famille condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir giflé un enseignant

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PROCÈS - Un homme de 42 ans a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, lundi 29 octobre, pour avoir asséné une violente gifle à un enseignant. La fille du prévenu avait accusé le professeur d'avoir baissé son pantalon pour lui donner une fessée, avant de revenir sur ses déclarations.

Un père de famille de 42 ans a été condamné ce lundi soir à 6 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir asséné une gifle à un enseignant, car sa fille l'avait accusé d'avoir baissé son pantalon pour lui donner une fessée devant sa classe.

Les faits datent du 2 octobre. Dans le collège Evariste Galois de Meyzieux, en banlieue de Lyon, une élève de 13 ans est exclue d'un cours de chimie qu'elle perturbait. La jeune fille appelle alors sa mère, qui est à côté du père, Hadi H. Celui-ci entend alors sa fille affirmer : "J'ai été virée et (l'enseignant) a baissé mon pantalon pour me donner une fessée".


Le père part alors récupérer sa fille, qui se plaint dans la voiture que "tout le monde a vu (sa) culotte". Sur les indications de sa fille, il se rend dans la salle des professeurs où il reconnait l'enseignant, déjà rencontré lors d'une réunion de rentrée. "C'est toi qui a baissé la culotte de ma fille ?" lui demande-t-il alors, avant de lui asséner une gifle que la CPE qualifiera de "monumentale".

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Cette agression a déclenché un mouvement de grève de 2 jours des enseignants. Le lendemain, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a même publié un tweet dénonçant les faits. Alors que l'enquête ne permettait pas de confirmer les affirmations de la jeune fille, celle-ci est revenue sur ses propos en disant que l'enseignant l'avait simplement "tenue par le pantalon" alors qu'il tentait de la faire descendre d'une chaise.


L'enseignant, Mustafa C., avait la réputation, selon ses propres termes, d'être toujours "à l'écoute des élèves". La principale du collège l'a décrit comme "la mascotte" et "l'emblème" du collège lors de l'audience. "Il en a gros sur le coeur", a relevé son avocat, Me Marina Stefania, en relevant que son client, très ému pendant l'audience, n'osait plus désormais se retrouver seul avec un élève.


Le père, qui travaille comme chauffeur-livreur et chauffeur de VTC, devra également verser à l'enseignant 750 euros de dommages et intérêts ainsi que 500 euros au titre des frais de justice. En revanche, le tribunal ne l'a pas astreint à un stage de citoyenneté, comme requis par le procureur.

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