Meurtre de Joe Cox : les avocats de l'accusé ne plaideront pas la déficience mentale

Justice

ROYAUME-UNI - Les avocats de Thomas Mair, l'homme qui a poignardé la députée britannique Jo Cox le 16 juin, ne plaideront finalement pas la déficience médicale. Le procès se fera sur la base des faits qui lui sont reprochés.

Thomas Mair, poursuivi pour le meurtre de la député travailliste Jo Cox, ne sera pas jugé selon son état de santé, a annoncé l'agence Associated Press ce lundi. Présenté par ses proches comme souffrant de troubles mentaux, ce jardinier au chômage de 53 ans originaire de Birstall (nord de l'Angleterre) sera donc jugé sur la base des faits qui lui sont reprochés.

Le 16 juin, en pleine campagne sur le referendum sur le Brexit, Thomas Mair avait été reconnu par des voisins comme l'homme ayant agressé et tué la députée Jo Cox, avec un couteau et une arme à feu, dans la ville de Birestall. Les témoins avaient alors assuré l'avoir entendu crier le slogan nationaliste "Britain first" (la Grande-Bretagne avant) avant de passer à l'acte. Joe Cox était morte à l'hôpital des suites de ses blessures.

Publications néonazies et magazine suprémaciste blanc

A l'époque, les motivations du principal suspect avaient fait couler beaucoup d'encre. Terrorisme ? Acte d'un forcené ? Très prudents sur le coup, les médias anglo-saxons s'étaient vus vertement reprocher de ne pas faire preuve de la même réserve lorsque l'auteur d'un acte comparable n'est pas blanc.

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    Le Southern Poverty Law Center, une association américaine qui traque les néonazis, avait assuré que Mair avait acheté pour 620 dollars (environ 550 euros) de publications de la maison d’édition néonazie National Vanguard Books. De son côté, The Telegraph avait révélé que Thomas Mair avait été un des premiers abonnés à S.A. Patriot, un magazine sud-africain suprémaciste blanc et pro-apartheid. 

    Dans son entourage, on avait préféré nier tout engagement politique de Thomas Mair et on avait mis en avant les troubles psychiatriques dont il souffait : "J'ai toujours du mal à y croire. Mon frère n'est pas violent et n'est pas du tout politisé", avait déclaré son frère Scott Mair au Daily Telegraph. "Il a des antécédents de maladie mentale, mais il se fait aider." Le voisinage avait parlait de quelqu'un de "solitaire", "poli et reservé", d'après The Guardian. Le procès de Thomas Mair devrait se tenir à Londres à partir du 14 novembre.

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