Michèle Alliot-Marie mise en examen pour "prise illégale d'intérêt"

Justice

JUSTICE - La députée européenne et ancienne ministre Michèle Alliot-Marie a été mise en examen, ce mardi 26 février, dans le cadre d'une enquête portant sur des associations à Saint-Jean-de Luz (Pyrénées-Atlantique).

L’information judiciaire avait été ouverte le 13 juin 2013 à Nanterre, pour "abus de confiance" au préjudice de plusieurs associations de Saint-Jean-de Luz (Pyrénées-Atlantique) et confiée à trois juges d'instruction financiers. Et, le 18 mars 2014, les domiciles de l'ancienne ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie, et de son père, Bernard Marie, ancien député et maire de Biarritz, ont fait l'objet d'une perquisition. Le feuilleton se poursuit ce mardi 26 février 2019 avec la mise en examen de Michèle Alliot-Marie, désormais maire de cette commune du Pays basque, pour "prise illégale d'intérêt", révèle l’AFP.

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En 2013, Michèle Alliot-Marie était adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz. L’enquête a été ouverte après que des associations locales, chargées de l’organisation d’un festival présidé par Bernard Marie et s’estimant lésées, ont constaté, de 2010 à 2012, des mouvements de fonds suspects, dont l’ancienne ministre aurait été l’une des bénéficiaires, via un hôtel de luxe. C'est un signalement de Tracfin, l'organisme anti-blanchiment du ministère de l'économie et des finances, qui, au départ, avait éveillé l'attention de la justice. La somme en question s’élèverait, selon Le Monde, à 200.000 euros

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