Saint-Ouen : seconde enquête ouverte contre les policiers soupçonnés de violence

Justice

VIOLENCES POLICIÈRES - L'unité de police soupçonnées d'avoir fait preuve de violences lors de l'arrestation d'un jeune homme à Saint-Ouen vendredi dernier est visée par une seconde enquête. Des témoins affirment que la même équipe aurait emmené deux jeunes hommes dans un hall d'immeuble pour les frapper.

Même équipe, même ville, même jour, mais deux enquêtes distinctes. Les policiers déjà soupçonnés de violences lors de l'interpellation d'un jeune homme vendredi à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, font l'objet d'une enquête dans une seconde affaire.

"Deux témoins indiquent que des policiers de la Compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) 93 ont amené deux jeunes dans un hall pour les frapper", a précisé une source à l'AFP, confirmant une information de BFMTV. Ils auraient été conduits à l'hôpital, mais en seraient partis avant d'avoir été soignés. L'informateur a ajouté que, de l'autre côté, "un policier de la CSI a déposé plainte pour violences volontaires de la part de ces deux jeunes".

L'IGPN ne se saisit que d'une enquête

Deux enquêtes ont donc été ouvertes vendredi 9 août contre cette même unité de police. L'enquête des deux jeunes est confiée au commissariat de Saint-Ouen. Pour celle du jeune homme seul, le parquet de Bobigny a saisi le même jour l'IGPN pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique. "Il s'agit de la même commune, du même jour et du même créneau horaire. Mais l'IGPN n'a pas été saisie sur cette deuxième enquête", résume la source de l'Agence France Presse.

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L'autre affaire avait été révélée par des images, captées par la vidéosurveillance et une vidéo amateur, où l'on aperçoit un policier en civil asséner plusieurs coups au visage du jeune homme interpellé. Initialement placé en garde à vue pour "trafic de drogues", selon une source judiciaire, il a été entendu par les enquêteurs de l'IGPN et a déposé plainte pour violences contre les policiers durant le week-end. La victime s'était notamment vu prescrire trois jours d'ITT.

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