Il séquestre et tue une étudiante en Saône-et-Loire : 30 ans de prison

Il séquestre et tue une étudiante en Saône-et-Loire : 30 ans de prison

JUSTICE - En 2005, Anne-Sophie Girollet disparaissait. Mercredi, Jacky Martin a été condamné à 30 ans de réclusion pour son enlèvement et son meurtre, confondu sept ans après les faits par son ADN.

Jacky Martin, 54 ans, a été condamné mercredi 29 septembre à 30 ans de réclusion pour avoir séquestré et tué Anne-Sophie Girollet, une étudiante de 20 ans disparue en 2005. L'accusé a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.

Au terme de près de six heures de délibéré, la cour d'assises de Saône-et-Loire, qui jugeait Jacky Martin depuis le 13 septembre, a assorti sa condamnation d'une peine de sûreté de vingt ans, conformément aux réquisitions de l'avocate générale Karine Malara.

"Assassin !"

Étudiante en troisième année de médecine à Lyon, Anne-Sophie Girollet, 20 ans, avait disparu le 19 mars 2005 après un gala de danse à Mâcon. Le corps de la jeune fille, morte par suffocation, avait été retrouvé le 2 avril, flottant dans la Saône. Sa voiture avait également été retrouvée dans la rivière, non loin de là.

Mercredi matin, Me Malara avait demandé aux jurés "de ne pas aller en dessous de trente ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de vingt ans". Le quinquagénaire encourait la réclusion à perpétuité. Cet homme "est un prédateur" selon l'avocate générale, qui avait fustigé "son attitude de déni" tout au long du procès. Après le prononcé du verdict, l'accusé est resté impassible dans le box, tandis qu'un homme a lancé depuis le fond de la salle : "Assassin !".

Confondu grâce au Fichier national des empreintes génétiques

Jacky Martin avait été interpellé sept ans après les faits après de nouvelles expertises sur les traces génétiques retrouvées dans la voiture de la jeune fille, l'homme étant inscrit au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) pour divers vols, recels de voiture et violences. Réclamant l'acquittement de son client, l'un des avocats de Jacky Martin, Me Damien Varlet, avait pour sa part agité le spectre de "l'erreur judiciaire" dans ce dossier, relevant selon lui d'une "construction qui ne repose que sur l'ADN". Son confrère Philippe Scrève avait également plaidé les "limites" des indices génétiques, s'interrogeant sur les "conditions" dans lesquelles ont pu être déposées dans le véhicule de la victime les empreintes génétiques de Jacky Martin, jusqu'ici surtout connu pour des vols de voiture. 

Karine Malara avait estimé que les explications de l'accusé sur la présence de son ADN "ne tenaient pas debout". "Comment expliquer la présence de son ADN dans la voiture, mais aussi sur les vêtements d'Anne-Sophie ?", avait-elle fait valoir. La veille, dans sa plaidoirie, l'avocate des parties civiles, Me Béatrice Saggio, avait rappelé que le "vœu unique" des parents de la victime "était de savoir ce qui était arrivé à leur enfant".

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