Scandale du don des corps : le Centre Paris-Descartes cambriolé, des archives dérobées

Scandale du don des corps : le Centre Paris-Descartes cambriolé, des archives dérobées
Justice

ENQUÊTE - Le Centre du don des corps de la faculté de médecine de Paris-Descartes a été visité par des intrusions à la fin du mois de janvier, selon les révélations de la cellule investigation de Radio France et de L'Express. Une information qui surgit ce jeudi, jour où les familles de donneurs ont justement prévu une manifestation devant le centre anatomique.

Encore un rebondissement dans la terrible affaire du scandale du don des corps, à l'Université Paris-Descartes. Selon les révélations de la cellule investigation de Radio France et de L'Express, jeudi 27 février, le Centre du don des corps de la faculté de médecine de Paris-Descartes a été "visité par des intrusions" à la fin du mois de janvier. Après avoir mandaté un huissier pour constater l'intrusion, l'université de Paris a déposé plainte le 27 janvier 2020. 

Le cambriolage aurait eu lieu de nuit, au cinquième étage de la fac, près des chambres froides du centre. Il n'y avait pas de trace d'effraction. Selon FranceInfo, le ou les voleurs ont mis la main sur des cartons d'archives, notamment ceux des années 2002, 2009 et 2016, et ont également réussi à pénétrer le réseau informatique du centre. 

Voir aussi

Manifestation des familles ce jeudi

Les révélations de documents et témoignages fin novembre 2019 dans L'express faisant état de corps en état de putréfaction, démembrés, entassés les uns sur les autres ou rongés par les souris ont fait l'effet d'une déflagration. 32 familles de donneurs ont depuis porté plainte contre X près la découverte des conditions de conservation des cadavres donnés à la médecine à la fac de Paris-Descartes. 

Le parquet de Paris avait annoncé, de son côté, le vendredi 29 novembre 2019 avoir ouvert une enquête pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre", ouverte par le pôle santé publique du parquet et confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Les familles de victimes ne savent rien de son évolution.

Voir aussi

Toujours selon FranceInfo, le 4 décembre dernier, les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) s'étaient rendus sur place, accompagnés par un magistrat du parquet de Paris, pour procéder à des constatations, mais ils avaient laissé derrière eux les archives du centre d'anatomie. 

Les familles espèrent que les investigations permettront de déterminer qui, au sein de la prestigieuse université Paris-Descartes, savait dans quelles conditions étaient conservés ces corps. A bout, les 32 familles manifestent ce jeudi en fin de matinée devant le centre spécialisé de l'Université Paris-Descartes.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent