Sisco : des peines de 8 mois avec sursis à 2 ans de prison ferme pour les 5 prévenus

Justice

RIXE - Des peines de huit mois avec sursis à deux ans de prison ont été requises contre les cinq prévenus dans le cadre de la rixe qui avait dégénéré en règlement de comptes communautaire, le 13 août à Sisco, en Corse

 Des peines allant de huit mois de prison avec sursis jusqu'à 30 mois de prison dont 24 mois ferme ont été requises jeudi 15 septembre contre cinq hommes jugés pour leur implication dans une violente rixe survenue à Sisco, en Corse, le 13 août. Le procès qui a eu lieu au tribunal de Bastia après la comparution immédiate avortée du 18 août, s'est déroulé dans le calme alors qu'une centaine de personnes étaient rassemblées pour afficher leur soutien aux deux habitants de Sisco.

Une rixe qui aurait pu tourner au drame

Les faits reprochés aux cinq protagonistes? Une rixe qui "aurait pu tourner au drame", a accusé la présidente du tribunal Anne David au cours du procès. L'altercation entre des adolescents qui se baignaient sur une plage de Sisco, et trois frères d’une famille marocaine, habitant en Corse, soupçonnés d’avoir voulu "privatiser" la plage où ils se baignaient avait dégénéré en bagarre. Une quarantaine de villageois avaient alors été appelés en renfort par les jeunes. Cinq personnes avaient été blessées et une centaine de gendarmes et policiers avaient été nécessaires pour ramener le calme.

L'évènement avait provoqué la vive réaction du parti indépendantiste Corsica Libera. Un des dirigeants, Jean-Guy Talamoni, qui est aussi président de l'Assemblée de Corse avait appelé au rassemblement, dénonçant "la prétention grandissante des petits caïds de quartiers". Le lendemain de la rixe, 500 personnes avaient défilé dans les rues de Bastia aux cris de "Aux armes !" et "On est chez nous !"

Quelques jours plus tard, le maire de la commune avait pris un arrêté anti-burkini, dans l'objectif de calmer ses concitoyens, alors que l'habit de bain qui a agité la France du mois d'août n'avait pourtant pas eu droit de cité dans ces circonstances. Un arrêté qui a toujours cours aujourd'hui, malgré l'avis défavorable du Conseil d'Etat.

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