Sonia Imloul, l'ex- responsable d’une cellule de déradicalisation, condamnée à quatre mois de prison avec sursis

Sonia Imloul, l'ex- responsable d’une cellule de déradicalisation, condamnée à quatre mois de prison avec sursis

JUSTICE - Sonia Imloul, ex-responsable de "la Maison de la prévention et de la famille", a été condamnée lundi à quatre mois de prison avec sursis pour détournement de subventions, travail dissimulé et blanchiment.

C’était l’une des figures médiatiques de la lutte contre la radicalisation. Sonia Imloul, aujourd'hui condamnée à quatre mois de prison avec sursis, avait créé dès 2014 "la Maison de la prévention et de la famille", une association qui suivait les jeunes signalés pour radicalisation ou de retour de Syrie.

Installée à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, la structure avait même été louée pour son travail par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur de l’époque.

Une des premières cellules de déradicalisation

En avril 2014, alors que des dizaines de jeunes Français partent vers la Syrie, le gouvernement lance un plan de prévention de la radicalisation. Parmi les mesures du dispositif, la création d'un numéro vert pour recueillir les signalements de personnes radicalisées. Les familles ayant composé le numéro sont ensuite dirigées vers des "cellules de déradicalisation", qui doivent mettre en place des mesures de désendoctrinement des jeunes signalés et offrir un soutien aux familles.

La structure de Sonia Imloul, militante associative en Seine-Saint-Denis depuis plusieurs années, est l'une des premières à ouvrir en France à l'été 2014. Baptisée "la Maison de la prévention et de la famille", elle accueille des familles envoyées par la préfecture de police de Paris, dans un appartement loué à Aulnay-sous-Bois.

L'association reçoit alors des subventions publiques dont deux virements de 25.000 euros puis 35.000 euros. Le 24 décembre 2014, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, visite et vante le travail de la structure, qu'il souhaite développer dans les autres départements franciliens.

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Une association qui "a accueilli plus de journalistes que de familles"- Julien Revial, ancien employé de l'association

Mais un an plus tard, l'association met la clef sous la porte, faute de financements. Officiellement, les bilans réclamés par la préfecture de police ne sont pas satisfaisants. D'autres versions affirment que les autorités ont été alertées par l’équipe d’un certain nombre de dysfonctionnements.

Julien Revial, l’ancien coordinateur administratif de la structure, dénonce une "mascarade de l'association", qui "a accueilli plus de journalistes que de familles".

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Les autorités reprochent à Sonia Imloul d'avoir détourné des subventions. Et la justice l'a condamnée à quatre mois de prison avec sursis. Les deux virements de 25.000 euros puis 35.000 euros, destinés à la structure, auraient été perçus par un ex-conjoint et la mère de Sonia Imloul. La présidente de l'association est également accusée d'avoir employé trois personnes sans leur verser de salaire, ni leur fournir de contrats de travail.

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Comment fonctionnent les structures de suivi de déradicalisation ?

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