Soupçon de financement libyen : Nicolas Sarkozy à nouveau entendu par les juges

Nicolas Sarkozy, en juin 2020.
Justice

JUSTICE - Nicolas Sarkozy a été à nouveau entendu ce mardi par les juges d'instruction dans le cadre de l'affaire du "financement libyen", a indiqué à LCI une source judiciaire confirmant une information de Mediapart. L'ancien chef de l'Etat a été mis en examen pour "corruption passive" dans cette affaire en mars 2018.

Nicolas Sarkozy de retour devant les juges. L'ancien chef de l'Etat était à nouveau entendu ce mardi dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de financement libyen liés à sa campagne présidentielle de 2007, a indiqué à LCI une source judiciaire, confirmant une information donnée par Mediapart

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy avait été placé en garde à vue le 20 mars 2018 durant trente heures, avant d'être mis en examen pour "corruption passive, financement illicite de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens", et placé sous contrôle judiciaire. L'ancien président, invité au JT de TF1, avait ensuite dénoncé "une manipulation". Il n'avait plus été entendu par les juges depuis 2019. 

L'enquête validée par la cour d'appel

En juin 2019, Nicolas Sarkozy avait refusé de répondre aux questions des juges, le temps de l'examen de recours visant à faire annuler l'enquête. Le 24 septembre 2020, un arrêt de la cour d'appel de Paris a largement validé l'enquête, et Nicolas Sarkozy, ainsi qu'Eric Woerth et Claude Guéant se sont pourvus en cassation. 

Les juges d'instruction s'interrogent sur d'éventuels versements en liquide qui auraient été réalisés par l'intermédiaire d'un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, mis en examen le 31 janvier dernier pour "association de malfaiteurs". Les enquêteurs veulent déterminer si cet argent a pu financer la campagne présidentielle de 2007.

L'enquête avait été ouverte après la publication par Mediapart en 2012 d'un document censé prouver que la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy avait été financée par le régime de Mouammar Kadhafi. En novembre 2016, l'homme d'affaires Ziad Takieddine - mis en examen dans cette affaire et en fuite depuis sa condamnation en juin dans le volet financier de l'affaire Karachi - avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d'euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Toutefois, aucune preuve matérielle n'a pour l'heure été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.

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