Soupçons de fraude fiscale : la garde à vue du député LaREM Thierry Solère levée "sur avis médical"

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INVESTIGATIONS - Le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été placé en garde à vue ce mardi matin dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre. Il est notamment soupçonné d'avoir favorisé des entreprises pour lesquelles il travaillait. Ce mercredi soir, sa garde à vue a été levée "sur avis médical".

Ex-LR et ex-Constructif devenu Marcheur, Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, a été placé en garde à vue ce mardi matin à Nanterre. Après une mesure prolongée de 24 heures ce mercredi matin, comme l'indiquait une source proche de l'enquête à LCI, la garde à vue a été levée à 21h45 sur "avis médical", a annoncé le parquet de Nanterre dans un communiqué. "Les investigations nécessaires à la manifestation de la vérité et à la  vérification de certains éléments avancés par M. Solère (...) se poursuivent",  a précisé le parquet. Mes Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich, les avocats du député, ont ajouté qu'il n'avait "pas été déféré devant un juge d'instruction en vue d'une mise en examen". "Le parquet n'a pris aucune mesure coercitive ou d'interdiction quelconque à son encontre", ont précisé les avocats. L'immunité parlementaire de Thierry Solère avait été levée le 11 juillet, à la demande du parquet et de l'intéressé.


Il fait l'objet depuis 2016 d'investigations menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) après une plainte déposée par Bercy pour fraude fiscale. Les enquêteurs le soupçonnent également de trafic d'influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales et manquement aux obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La levée de l'immunité parlementaire de Thierry Solère ouvrait la voie à un placement en garde à vue. Une demande relayée auprès du président de l'Assemblée nationale par l'intéressé lui-même, ancien questeur de la chambre 

basse, qui disait vouloir "être entendu" dans cette affaire.


Ce dossier aux multiples facettes a eu un effet collatéral pour l'ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas : soupçonné d'avoir transmis à Thierry Solère des éléments sur l'enquête, il a été mis en examen en juin par la Cour de justice de la République pour "violation du secret professionnel".

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