Strasbourg : un rassemblement prévu samedi en hommage à Naomi Musenga

Strasbourg : un rassemblement prévu samedi en hommage à Naomi Musenga

Justice
HOMMAGE - Un collectif organise un rassemblement à Strasbourg, samedi 29 décembre, en hommage à la mémoire de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans décédée il y a un an jour pour jour, après avoir été raillée par le Samu.

Un rassemblement pour sa mémoire. Le collectif "Justice pour Naomi Musenga" appelle sur Facebook à un hommage, samedi 29 décembre, à la mémoire de cette Strasbourgeoise de 22 ans, décédée le 29 décembre 2017 après avoir été raillée au téléphone par le Samu qui avait refusé de la prendre immédiatement en charge.


"Il s'agit d'un moment pour se recueillir et pour parler de la procédure judiciaire car on attend toujours des réponses", a expliqué jeudi à l'AFP Louange Musenga, sœur de Naomi, appelant à ce rassemblement de 16H00 à 18H00, place de l'Hôpital à Strasbourg. Sur Facebook, les organisateurs indiquent : "Nous avons besoin plus que jamais de votre présence et de votre soutien dans notre combat."

Une minute de silence sera observée à 17H30 en mémoire de la jeune femme. Des prises de parole de membres de sa famille sont également prévues. En mai dernier, lorsque la famille de Naomi Musenga avait interpellé les médias, le récit de la mort de la jeune mère de famille, dont l'appel de détresse avait été traité avec mépris par une régulatrice du Samu, avait soulevé une forte indignation en France.


Prise de douleurs le 29 décembre 2017, Naomi Musenga a appelé le Samu mais son interlocutrice s'est moquée d'elle et n'a pas envoyé les secours immédiatement. Finalement transportée à l'hôpital, elle décède quelques heures plus tard. La famille, qui, quelques mois plus tard, a eu accès à l'enregistrement du Samu, avait alors réclamé l'ouverture d'une enquête préliminaire. Le parquet de Strasbourg avait fini par ouvrir une enquête préliminaire du chef de "non-assistance à personne en péril". 

Régulatrice suspendue

En juillet, le parquet avait rendu ses premières conclusions. L'enquête a abouti à incriminer une intoxication au paracétamol absorbé en automédication sur plusieurs jours, pour expliquer la mort de la jeune femme. Mais l'explication ne satisfait pas la famille. "Le dossier ne permet pas actuellement de confirmer cette cause et l'avancée de l'enquête ne le permet pas non plus", a affirmé Louange Musenga à l'AFP.


Quant au responsable du Samu de Strasbourg, il a démissionné depuis la médiatisation de cette affaire. La régulatrice qui avait réceptionné l'appel, elle, a été suspendue.

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