Substances à risque dans les couches pour bébés : leur courrier pour plus de transparence resté lettre morte, des parents attaquent l'Etat

Justice

ACTION - Près de cinq mois après la publication d'un rapport inquiétant de l'Anses révélant la présence de composants toxiques dans des couches jetables pour enfants de 23 marques, des parents et une association saisissent le Conseil d'État ce mardi. Objectif ? Que le nom de ces dernières soit enfin communiqué.

Ils réclament plus de transparence à commencer par le nom des marques mises en cause. Près de cinq mois après la publication d'un rapport de l'Anses révélant la présence de composants à risque dans des couches pour bébés, des parents et une association saisissent le Conseil d'État ce mardi pour que le nom des produits concernés soit enfin communiqué, selon Le Parisien

En janvier dernier,  l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement, et du travail alertait en effet sur "des dépassements de seuils sanitaires pour plusieurs substances chimiques" dans 23 marques différentes de couches jetables pour enfants. Sans toutefois nommer ces dernières. "Certaines de ces substances sont ajoutées intentionnellement, telles que des substances parfumantes qui peuvent entraîner des allergies cutanées. D'autres peuvent provenir de matières premières contaminées ou de procédés de fabrication", expliquait alors l'Anses, excluant tout danger immédiat.

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La publication de ce rapport, aussi inédit qu'alarmant, avait encouragé des parents à écrire à l'Etat pour savoir quels étaient précisément les produits potentiellement dangereux pour leurs enfants. Leur courrier étant resté lettre morte, ils ont décidé de s'en remettre à la justice, détaille ainsi Le Parisien ce mardi. 

"Les ministères de l’Économie, de la Santé et de la Transition écologique n’ont pas répondu à notre lettre envoyée il y a deux mois, ce qui équivaut à un refus", explique l'un d'entre eux, Quentin Guillemain, au quotidien. "On porte donc l’affaire en justice pour demander la liste des marques mais également le retrait des couches dangereuses ainsi qu’une meilleure information auprès des parents. Il y a une urgence sanitaire." Derrière cette action, ce dernier tout comme les autres parents à attaquer l'Etat déplorent qu'à ce jour, aucune réglementation n'existe concernant les couches pour bébés.

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