Tariq Ramadan mis en examen pour viol sur deux autres femmes

Tariq Ramadan mis en examen pour viol sur deux autres femmes
Justice

POURSUITES - L'islamologue suisse Tariq Ramadan, déjà mis en examen pour deux viols, est désormais poursuivi dans deux autres dossiers, a annoncé jeudi son avocat.

Tariq Ramadan visé par de nouvelles poursuites judiciaire. L'islamologue suisse de 57 ans a été mis en examen jeudi pour viol sur deux femmes identifiées l'an dernier par l'enquête, a indiqué son avocat à l'AFP. Ces deux femmes, interrogées comme témoin par les policiers en février 2019, ont été identifiées sur des photos retrouvées dans son ordinateur.  Il était déjà mis en examen pour deux viols depuis le 2 février 2018. Il conteste toutes les accusations.

Tariq Ramadan a été interrogé au tribunal de Paris ce jeudi par des juges d'instruction. Originellement convoqué le 23 janvier, son audition avait été reportée après qu'il a fait un malaise. 

"Il y a une volonté de poursuivre Tariq Ramadan coûte que coûte et ce contre les évidences", a réagi auprès de l'AFP son avocat, Me Emmanuel Marsigny. "Alors que les mensonges des premières accusatrices sont désormais clairement établis, il vient d’être de nouveau mis en examen alors que la première femme visée a elle-même déclaré que les relations avaient été 'consenties' et que l’autre femme ne s’est jamais plainte de leurs deux rencontres", a-t-il ajouté.

Tariq Ramadan est mis en examen depuis le 2 février 2018 pour "viol" et "viol sur personne vulnérable", pour les faits dénoncés par deux femmes, Henda Ayari et "Christelle", respectivement en 2012 à Paris et en 2009 à Lyon.

En vidéo

ARCHIVES - Tariq Ramadan a été mis en examen pour viols et incarcéré

Son dernier interrogatoire sur le fond remontait au 22 octobre 2018, jour de sa volte-face : après neuf mois de détention et de dénégations, Tariq Ramadan avait reconnu avoir eu des rapports sexuels avec ses deux premières accusatrices, mais selon lui "consentis". Depuis, l'enquête avait été élargie au cas de trois nouvelles victimes potentielles.

Libéré le 16 novembre 2018, après le versement d'une caution de 300.000 euros et la remise de son passeport suisse, Tariq Ramadan, dénonce les "mensonges" de ces accusatrices et "l'emballement médiatique".

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent