Tariq Ramadan reste en prison le temps que la justice statue sur son état de santé

DirectLCI
MALADE - Avant de statuer sur son éventuelle remise en liberté, la cour d'appel de Paris a ordonné ce jeudi une expertise sur l'état de santé de Tariq Ramadan, écroué et mis en examen pour viols.

L’état de santé de Tariq Ramadan est-il compatible avec son maintien en détention provisoire ? Afin de le savoir, la chambre d’instruction de la Cour d'appel de Paris a ordonné ce jeudi une expertise médicale. Le théologien suisse, mis en examen pour viol et viols sur personne vulnérable, souffre notamment de sclérose en plaques. 


C’est pour cette raison qu’il s’est rendu ce jeudi à la Cour d'appel en ambulance. Il  y était afin de faire appel de son placement en détention, que le juge des libertés et de la détention (JLD) n'avait pas jugé incompatible avec son état de santé. "En attendant (les conclusions de l’expertise médicale), M. Ramadan est maintenu en détention", précise le parquet général. 

Aucune visite autorisée

Selon Le Parisien, son état de santé se serait dégradé depuis son arrivée à la prison. Prison dans laquelle il n'a reçu aucune visite, aucun membre de sa famille n'ayant reçu un feu vert de la part des juges en charge de l'affaire.


Mis en examen le 2 février pour viol et viol sur personne vulnérable, l'islamologue suisse de 55 ans avait été immédiatement incarcéré dans l'attente d'un débat sur son mandat de dépôt, le temps de préparer sa défense. La semaine dernière, un juge des libertés et de la détention (JLD) a finalement ordonné son placement en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet de Paris. Une détention justifiée, avait assuré le JLD, par le fait qu'il y avait un risque de pression que Tariq Ramadan pourrait exercer sur les victimes et les témoins. 

Tariq Ramadan est incarcéré dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Il conteste toute relation sexuelle avec les deux femmes ayant porté plainte en octobre contre lui pour des faits de viols qui auraient eu lieu en 2009 et 2012.  Les faits dénoncés se seraient déroulés dans des hôtels, en marge des conférences à succès données en France par l'intellectuel, qui jouissait d'une aura certaine et dont la mise en cause a ébranlé la communauté musulmane en France.

Plus d'articles

Sur le même sujet