Ce que l'on sait de l'attentat déjoué en France

Ce que l'on sait de l'attentat déjoué en France

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TERRORISME - Le ministre de l'Intérieur a affirmé que les services de police avait déjoué une nouvelle tentative d'attentat. Deux hommes d'origine égyptienne ont été interpellés la semaine dernière alors qu'ils se préparaient à commettre un attaque.

"Oui, un projet d'attentat vient d'être déjoué". Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, vendredi matin, le ministère de l'Intérieur Gérard Collomb a affirmé qu'un projet d'attentat avait été stoppé, cela quelques jours après l'attaque terroriste au couteau dans le quartier de l'Opéra à Paris qui a fait un mort et cinq blessés. "Il y avait deux jeunes d’origine égyptiennes qui s'apprêtaient à commettre un attentat", a affirmé Gérard Collomb. Selon nos informations, ces deux individus, âgés d'une vingtaine d'années, ont été interpellés le 11 mai dernier dans le 18e arrondissement de Paris par les autorités.


Selon des sources judiciaires, un des deux hommes, âgé de 20 ans et domicilié à Paris, a été mis en examen mardi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle et placé en détention provisoire. Son comparse a été mis hors de cause après son interpellation.

Le ministre de l'Intérieur a indiqué que les deux interpellés possédaient des notices de fabrication de poison. Les deux hommes arrêtés prévoyaient un attentat soit avec "de l'explosif soit à la ricine, ce poison (...) très fort", la ricine étant un poison indétectable et extrêmement dangereux.

"Ils avaient des tutoriels qui indiquaient comment construire des poisons à base de ricine", a poursuivi le ministre. "On suit un certain nombre de personnes sur des réseaux. Ils se trouvent que eux étaient sur Telegram. Nous avons pu les déceler, déceler ce projet d'attentat, et nous avons pu les arrêter." Selon nos informations, les vidéos consultées portaient également sur les attaques au couteau.


Sur la messagerie cryptée prisée notamment par les djihadistes, il confiait à un complice basé en Syrie à être prêt à réaliser une opération kamikaze dans un bus ou dans une école. En garde à vue, l'individu, incarcéré depuis à Fleury-Mérogis, a reconnu avoir tenu ses propos mais a assuré qu'il ne serait jamais allé jusqu'au bout.


Dans un communiqué publié à la mi-journée, le ministre a détaillé les conditions de ces arrestations. Et Gérard Collomb de vanter la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (SILT), voté le 30 octobre dernier. Celle-ci a permis de réaliser une visite domiciliaire, laquelle a permis de découvrir des éléments "qui ont permis la mise en cause ultérieure de l’individu. " "Depuis le vote de la loi SILT, 18 autorisations de procéder à des visites domiciliaires ont été délivrées par le juge de la liberté et de la détention de Paris. Parmi ces 18, 12 ont été obtenues au cours des deux derniers mois, signe de la montée en puissance du dispositif", précise le communiqué.

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