Trafic d'influence : Bernard Squarcini déféré en vue d'une possible mise en examen

Trafic d'influence : Bernard Squarcini déféré en vue d'une possible mise en examen

JUSTICE - Bernard Squarcini a été déféré ce mercredi, en vue de sa mise en examen dans une enquête sur des soupçons de trafic d'influence.

Selon nos informations, l'ancien patron du renseignement Bernard Squarcini a été déféré en vue de sa présentation au magistrat instructeur et de sa mise en examen dans une enquête sur des soupçons de trafic d'influence depuis sa reconversion dans le privé. Un fonctionnaire de la DGSI a également été déféré aux mêmes fins. Les deux suspects ont quitté les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices"), dans le XIIe arrondissement, vers 15h ce mercredi. 

Retour en 2012

L’ancien numéro un du renseignement sous Nicolas Sarkozy a été écarté de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, désormais  appelée DGSI) en 2012, à la suite de l’investiture de François Hollande. Une fois évincé, Bernard Squarcini a fondé une entreprise spécialisée dans l'intelligence économique, baptisée Kyrnos, en référence à la façon dont les Grecs anciens appelaient la Corse. "Je l’ai créée pour être libre", avait-il expliqué à Rue89

Une manière de ne pas se laisser "placardiser", lui que l’on avait nommé préfet "hors cadre", dans l’attente d’un éventuel poste. A l’époque, il explique : "la commission a avisé mon administration, le ministère de l’Intérieur, de son avis favorable. Je prends le large, je quitte la police, je ne veux plus être traqué". En outre, tout va bien, son entreprise est destinée à "traiter la prestation de services et la fourniture de conseils en matière de sécurité, d’analyse de risques, de gestion de crise et de stratégie auprès de personnes morales et de personnes physiques". 

Parmi ses clients, le groupe de luxe LVMH, pour lequel il est chargé de lutter contre la contrefaçon. Mais comme le souligne Le Monde, Bernard Squarcini est désormais soupçonné d’avoir usé de ses nombreux contacts dans la police pour servir les intérêts privés des entreprises avec lesquelles il travaillait. Une information judiciaire avait donc été ouverte pour "violation du secret de l’instruction", "entrave aux investigations", "compromission", "violation du secret professionnel" et "trafic d’influence".

En vidéo

Bernard Squarcini déféré : ce que l’on sait

Lire aussi

    Sur le même sujet

    Les articles les plus lus

    EN DIRECT - Covid-19 : une proposition de loi déposée pour rendre obligatoire l'isolement des malades

    CARTE - Confinement : regardez jusqu’où vous pourrez sortir autour de chez vous dès le 28 novembre

    "Cessons de dire des bêtises" : taxé de racisme après sa parodie d’Aya Nakamura, Omar Sy se défend

    Allègement du confinement : les mesures détaillées jeudi par Jean Castex

    L'ouverture des stations de ski fermées à Noël "impossible" selon le chef de l'Etat

    Lire et commenter