Trois adolescentes soupçonnées d’actions terroristes ont été mises en examen par un juge parisien

Justice

INTERCEPTÉES - Des jeunes filles soupçonnées d'être en lien avec des filières jihadistes via les réseaux sociaux et qui se surnommaient "les lionnes" ont été mises en examen par un juge antiterroriste parisien cette semaine, a-t-on appris samedi 4 mars de source judiciaire.

Trois jeunes filles, âgées de 14 à 17 ans, ont été interpellées mardi 28 février par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ainsi qu'une jeune fille de 18 ans originaire de Creil (Oise) qui a été relâchée au terme de sa garde à vue, sans poursuite à ce stade des investigations, a-t-on appris samedi 4 mars de source judiciaire.

Deux d'entre elles, âgées de 14 et 15 ans, ont été mises en examen jeudi 2 mars par un juge d'instruction pour "association de malfaiteurs terroriste" et placées sous contrôle judiciaire. La troisième, âgée de 17 ans, a été présentée au juge d'instruction vendredi 3 mars. 

Des échanges interceptés sur la messagerie Telegram

Ces adolescentes sont soupçonnées d'appartenir à un groupe de discussion sur la messagerie cryptée Telegram, qui a été en lien avec celle du jihadiste français Rachid Kassim. Ces échanges laissent penser qu'elles envisageaient de commettre des actions violentes, sans qu'un projet abouti n'ait pu être mis en évidence à ce stade par les enquêteurs.

Leurs arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une information judiciaire dans laquelle une adolescente de 16 ans a été arrêtée en août 2016 à Melun et mise en examen. Aux yeux des enquêteurs, elle semble avoir joué "un rôle important" dans ce groupe de discussion. Elle avait été interpellée alors qu'elle se disait prête à commettre une action violente au nom du jihad, dans les messages qu'elle envoyait sur Telegram.

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