Trois Gilets jaunes condamnés à de la prison ferme pour avoir vandalisé des radars

Trois Gilets jaunes condamnés à de la prison ferme pour avoir vandalisé des radars
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La colère des Gilets jaunes

PROCÈS - Cinq Gilets jaunes, deux femmes de 22 et 50 ans et trois hommes de 20, 33 et 58 ans, étaient poursuivi pour avoir incendié quatre radars et tenté de mettre le feu à un cinquième entre les 5 et 19 février dernier.

De la prison ferme pour avoir vandalisé des radars. Trois Gilets jaunes ont écopé, vendredi 21 février, de peines de prison ferme allant de quatre à six mois, au tribunal de Tours. Deux autres Gilets jaunes ont, eux, été condamné à une peine de trois mois de prison avec sursis. Ils étaient tous les cinq jugés en comparution immédiate, après avoir reconnu avoir incendié quatre radars sur les communes de Joué-lès-Tours, Chambray-lès-Tours et La Ville-aux-Dames, entre les 5 et 19 février.

Ils avaient été surpris par les gendarmes, mercredi 19 février, en train d'installer des pneus et du carton au pied d'un radar tourelle. A l'issue d'une fouille dans leurs deux véhicules, ces derniers avaient découvert un allume-feu et un briquet. Ils avaient alors reconnu avoir incendié quatre autres radars quelques jours plus tôt. Deux radars avaient été incendiés le 5 février à Joué-lès-Tours et deux autres, le 12 février, à Chambray-lès-Tours et à La Ville-aux-Dames.

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Une justice "spectacle" selon la défense

A l'issue de l'audience, les avocats de la défense ont regretté que leurs clients aient été jugés en comparution immédiate, arguant que les gardes à vue avaient fait la démonstration qu'un nombre supérieur de personnes étaient impliquées dans les incendies des quatre premiers radars. Me Colin Verguet a notamment pointé un jugement "politique", avec ses travers. "Soit on part dans une enquête préliminaire pour attraper tout le monde, soit on met tout le monde en comparution immédiate pour les gros titres, pour dire : 'Voilà ce que vous arrive si vous brûlez les radars'." 

Une pratique de la justice qu'il compare à "un spectacle" et que sa consoeur, Me Emilie Vinqueur, reliait à la campagne actuelle pour les municipales. Elle estime que le tribunal y a ainsi vu "une atteinte à l'Etat". "Je pense que le contexte politique joue". A noter que, pour ces faits, les prévenus risquaient une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.

En mars 2019, alors qu'il constatait une hausse de la mortalité routière de 17%, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière avait pointé du doigt les destructions de radars depuis novembre par le mouvement des Gilets jaunes. Une position qu'il fallait alors nuancer, avait expliqué à l'époque LCI.

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