Trois policiers parisiens menacés d'exclusion pour radicalisation

L'IGPN, la "police des polices", a été saisie après des propos racistes visant un policier.

POLICE - Trois policiers ont été suspendus par le ministre de l'Intérieur après l'attaque de la préfecture de police de Paris, survenue en octobre dernier.

Trois gardiens de la paix soupçonnés de radicalisation islamiste ont fait l'objet d'une demande de révocation ou d'exclusion à l'issue d'un conseil de discipline à la préfecture de police de Paris (PP). Cette policière et deux gardiens de la paix stagiaires avaient été suspendus par le ministre de l'Intérieur après l'attaque de la préfecture de police de Paris au cours de laquelle un agent soupçonné de radicalisation avait tué quatre fonctionnaires le 3 octobre.

Le conseil de discipline a demandé mercredi la "révocation" de la première  et l'"exclusion" des deux autres stagiaires. Il revient désormais à la direction générale de la police nationale (DGPN) de se prononcer. Selon des sources proches du dossier, la gardienne de la paix âgée de 39 ans était suspendue depuis le 12 novembre mais les faits qui lui sont reprochés sont plus anciens.     

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Attentat à la préfecture de Paris : 27 fonctionnaires de police signalés pour radicalisation

L'administration lui reproche notamment la publication sur son compte Facebook de messages très hostiles visant Israël, les Etats-Unis et la France  en 2014 et 2015. A cette époque, toujours sur le réseau social, elle aurait également affiché son soutien au Hamas et à une manifestation pro-palestinienne pourtant interdite par la PP. En 2015, elle avait fait l'objet d'un rappel à la loi par la justice.

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Des propos hostiles envers les militaires

Agé de 33 ans, l'un des deux gardiens de la paix stagiaires a été renvoyé devant le conseil de discipline après des propos tenus pendant sa formation et jugés ambigus sur Mohamed Merah et le commando du Bataclan. Sur ce dernier point, il aurait fait part de son respect pour les assaillants sans pour autant cautionner leurs actes. Le second gardien de la paix stagiaire, âgé de 26 ans, suspendu le 6 janvier, s'est vu entre autres reprocher des canulars morbides auprès d'autres collègues, tels que des simulacres d'égorgement.     

Selon des témoignages de camarades, il aurait également tenu des propos hostiles envers les militaires français et américains, ce qu'il conteste. Il a également montré une vidéo de propagande jihadiste à l'un de ses camarades. Selon Christophe Castaner, les services de police étudient au total "106  cas" de policiers suspectés de radicalisation depuis la tuerie de la PP.

"Cela ne veut pas dire qu'ils sont radicalisés", a précisé le ministre. Mercredi, Eric Ciotti, président de la commission d'enquête parlementaire sur l'attaque de la préfecture, a dénoncé une "faillite collective".

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