Un an de prison ferme pour un "frotteur" du métro parisien

Un an de prison ferme pour un "frotteur" du métro parisien

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JUSTICE - Depuis l'été 2018, il avait agressé sexuellement au moins une femme et trois adolescentes. La plus jeune était âgée de 12 ans seulement. L'homme de 40 ans a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis et mise à l'épreuve. "Un immense soulagement pour les victimes", a réagi leur avocate.

Il avait été interpellé mi-janvier, quelques jours après une nouvelle agression. "Le frotteur du métro parisien" a été condamné ce lundi à deux ans de prison, dont un an ferme. L'homme de 40 ans suivait toujours le même mode opératoire : c'est sur la ligne 5 entre Gare du Nord et République qu'il sévissait, le matin, en pleine heure de pointe. Profitant de la foule, il se frottait à des jeunes femmes et à des jeunes adolescentes, leur touchait les seins et l'entrejambe.


“Sur l’une des victimes (âgée de seulement 12 ans à l'époque des faits), il y a eu une tentative de pénétration digitale", a déclaré l’avocate à nos confrères de 20 minutes. "Les victimes étaient pétrifiées. L’une d’elle a eu le réflexe d’appeler le numéro d’urgence de la RATP, le 3117. Certaines sont arrivées au collège en pleurs et ont été prises en charge à ce moment-là par l’équipe scolaire.” Une victime, âgée de 24 ans, a quant à elle été agressée à deux reprises. Au total, quatre jeunes femmes se sont portées partie civile.

Il n’a sans doute pas compris sa peineMe Dominique Bréard, avocat de M. A

L'agresseur, originaire du Bangladesh, vivait en France depuis huit ou neuf ans, selon Le Parisien. Résidant à Pierrefite, en Seine-Saint-Denis, il a été retrouvé grâce aux plaintes des victimes, qui ont pu être recoupées par le biais des images de vidéo-surveillance par la brigade des réseaux ferrés et la brigade de protection des mineurs. Lors du procès, qui s'est tenu à huis-clos à la demande de l'avocate des victimes, il a reconnu l'intégralité des faits.


"Il donne des explications en lien avec sa solitude (...) et sa frustration sexuelle", a expliqué son avocat, qui dénonce "une justice expéditive". Me Dominique Bréard aurait souhaité une expertise psychiatrique complémentaire. "On n’a aucune garantie à sa sortie", regrette-t-il, estimant que l'agresseur "n’a sans doute pas compris sa peine".


Le tribunal a ordonné son maintien en détention. Au-delà de la peine de prison, l'homme a été condamné à verser 2.500 euros à chacune des victimes. Il a également été soumis à plusieurs obligations, notamment suivre des soins, ne pas exercer d’activité en contact avec les mineurs, et ne plus fréquenter le métro parisien. Une condamnation plus sévère que pour un "simple" frotteur,  la présidente de la 15ème chambre du tribunal correctionnel jugeant qu'il avait "fait quelque chose de beaucoup plus grave".

Ma fille sera soulagée de savoir que le crime ne reste pas impuniLe père de la plus jeune victime, âgée de 12 ans au moment des faits

Trois des victimes étaient présentes à la barre, la plus jeune était représentée par son père. "J'invite toutes les femmes à systématiquement porter plainte. Ça a servi ma fille", a-t-il souligné, estimant qu'elle sera "soulagée de savoir que le crime ne reste pas impuni". 

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