Un avocat parisien interpellé, soupçonné de deux viols

Un avocat parisien interpellé, soupçonné de deux viols
Justice

INFO TF1 - La scène est rare : un avocat en position d’accusé. D’après nos informations, la police judiciaire parisienne a placé en garde à vue mercredi 10 juin un défenseur spécialisé en droit des affaires, soupçonné d’avoir violé deux femmes au cours des derniers mois.

L’enquête visant cet avocat âgé de 28 ans avait démarré en novembre 2019, suite à une première plainte. Une femme expliquait alors aux policiers avoir été peu de temps avant contactée via un site internet de rencontres tarifées par un homme désirant des "prestations pour soumission" et qui disait fantasmer sur les pieds féminins.

 

A visage découvert, ce client aurait alors menacé cette jeune femme d’une vingtaine d’années, avant de la violer puis de prendre la fuite. 

Les enquêteurs du 1er District de police judiciaire de la capitale faisaient un peu plus tard le lien avec une autre affaire similaire, de viol là encore. Même profil, même mode opératoire et même description physique faite par la plaignante.

 

Le suspect nie les faits

D’après des témoignages recueillis auprès de trois autres femmes inscrites sur le même site de rencontres tarifées, le suspect refusait chaque fois de payer pour ces prestations. Il serait reparti à plusieurs reprises du domiciles de ses victimes présumées avec des objets. L’un d’eux a été retrouvé par les policiers en perquisition, qui a été réalisée en présence d’un membre du Conseil de l’Ordre des avocats.

 

Au total, cinq faits ont été recensés, dont deux viols, commis entre novembre dernier et mars 2020. Les enquêteurs ont retrouvé sa trace notamment grâce à son identifiant électronique sur le web.

 

Interpellé à son domicile mercredi peu après 7 heures, ce ressortissant égyptien a été placé en garde à vue pour "viols", "vols" et "détention et usage de stupéfiants". Lors des interrogatoires, l’avocat a nié les faits qui lui sont reprochés, parlant de relations sexuelles consenties.

 

Collaborateur au sein d’un cabinet parisien, le suspect était déjà connu de la police pour des faits de violences conjugales et de harcèlement. Après presque 48 heures d'interrogatoires, il a dû être relâché vendredi, sa présentation devant un magistrat ayant eu lieu plus de 20 heures après la fin de sa garde à vue. Un délai trop long selon la loi. Le parquet de Paris avait pourtant requis le placement en détention provisoire de cet homme.  

Libre, il devrait être rapidement convoqué en vue de sa possible mise en examen.  

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