"Un Efferalgan avec du cyanure" : des associations LGBT déposent plainte contre Bassem Braïki

"Un Efferalgan avec du cyanure" : des associations LGBT déposent plainte contre Bassem Braïki

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JUSTICE - Le désormais célèbre blogueur Bassem Braiki est visé par des plaintes de la part de plusieurs associations de défense des droits des LGBT. Dans une story Snapchat, il incitait les homosexuels à mélanger de l'Efferalgan "avec du cyanure".

"Tu prends un Efferalgan, tu mélanges avec du cyanure puis ça va vous soigner, je pense que c'est ça." Voilà les "conseils" prodigués par le blogueur influent Bassem Braiki sur Snapchat, mardi 28 août. Dans une story diffusée sur le réseau social Snapchat, celui-ci réagissait aux propos du pape qui impliquait, entre autres, que les enfants homosexuels pouvaient être emmenés voir un psychiatre.


"Le pape il a raison" commence Bassem Braiki, alias "BBR SIXNEUF2", dans une longue harangue. "Vive le pape, tous derrière le pape. Les homosexuels, il faut vous soigner. Faut qu’on vous soigne, et moi j’ai la solution pour qu’on vous soigne. Tu prends un Efferalgan, tu mélanges avec du cyanure puis ça va vous soigner, je pense que c’est ça. Faut éradiquer ce phénomène, la tête de ma mère, trop c’est trop. Avant t’étais un homo tu vivais ça en cachette, tu vivais ton bonheur en cachette, là aujourd’hui vous voulez nous imposer des trucs, vous voulez que ça devienne normal. Et ben nous on se battra, on se battra bec et ongles pour la normalité (...)."

Frasques judiciaires

Des propos qui ne passent pas auprès des associations pour les droits des personnes LGBT. Mercredi 29 août, l'Amicale des jeunes du refuge a ainsi annoncé qu'elle avait porté plainte contre le blogueur. LCI a pu consulter son courrier adressé au procureur de la République de Lyon dans lequel elle dénonce "des faits d'incitation à la haine et de discrimination". Plus tard dans la soirée, les associations "Stop Homophobie" et "Mousse" ont déposé une autre plainte contre X pour injure publique et incitation à la haine et à la violence envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle, que LCI s'est également procurée.

La réputation de Bassem Braiki n'est plus à faire. En novembre 2015, il avait gagné en notoriété après avoir diffusé une longue vidéo invitant à ne pas amalgamer les terroristes et les musulmans. Mais dans la foulée, nous révélions le double-visage d'un habitué des coups de gueule filmés à la verticale sur son téléphone : car parmi ses prises de position figuraient aussi des appels aux meurtres envers des femmes, notamment celles qu'il appelle "beurettes". Un an plus tard, il était mis en examen dans une autre affaire, pour avoir accusé des frères de pédophilie. Ils avaient ensuite été suivis et frappés dans la rue. Un peu plus tôt dans l'année, il avait été condamné à cinq mois de prison ferme pour insultes et menaces envers un fonctionnaire de police. 

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