Un médecin accusé d'avoir inséminé onze patientes avec son propre sperme

Un médecin accusé d'avoir inséminé onze patientes avec son propre sperme

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JUSTICE - Onze personnes intentent un recours collectif à un spécialiste de la fertilité d'Ottawa, au Canada. Ils l'accusent d'avoir utilisé son propre sperme sans leur consentement.

À Ottawa, au Canada, le docteur Norman Barwin était considéré comme un éminent spécialiste de la fertilité. Professeur agrégé d'obstétrique et de gynécologie à l'Université d'Ottawa, il est nommé à l'Ordre du Canada en 1997 pour avoir "un impact profond sur les aspects biologiques et psychosociaux de la santé reproductive des femmes". En d'autres termes, sa réputation n'était plus à faire et ses patients se dirigeaient dans sa clinique en toute confiance pour se faire inséminer. 


Aujourd'hui, onze personnes dont les parents ont eu recours à ses services, intentent une action collective en justice contre lui. Le docteur Norman Barwin  est accusé d'avoir inséminé ses patientes avec son propre sperme et sans leur consentement. 

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Il y a un immense abus de confianceMe Cronyn, avocat représentant les plaignants

Le recours collectif a été entamé en 2016 par Kat Palmer et Rebecca Dixon. Les deux jeunes femmes sont nées grâce à des inséminations artificielles pratiquées par le médecin dans sa clinique de Broadview. Suite à des tests ADN, elles ont appris qu'elles étaient demi-sœurs et qu'elles avaient le même père : le docteur Norman Barwin. 


Neuf autres plaignantes se sont ajoutées à la procédure. Parmi elles, certaines femmes qui ont aussi découvert que le sperme utilisé ne provenait pas du père ou du donneur prévu. "Il y a un immense abus de confiance", affirme l'un de leurs avocats, Peter Cronyn. "Les femmes avec qui nous avons parlé et qui sont allées le voir parlent de cela comme d'un 'viol". C'est maintenant à la justice d'examiner le dossier. Le docteur Norman Barwin, quant à lui, n'exerce plus depuis 2012 et a démissionné de l'Ordre canadien des médecins l'année suivante après avoir reconnu qu'il avait commis une faute professionnelle à l'égard de quatre femmes qui avaient été inséminées artificiellement avec le mauvais spermatozoïde. 

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