Un surveillant blessé à Fleury-Mérogis, les syndicats appellent au blocage de la prison

Justice

AGRESSION - Un surveillant de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, a été blessé par arme blanche, ce mercredi, par un détenu "profil psy". Les syndicats de l'établissement pénitentiaire appellent au blocage de la prison jeudi 22 février à partir de 6 heures.

Blocage des prisons, c'est reparti pour un tour ? Ce mercredi 21 février, un surveillant de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, a été hospitalisé après avoir été agressé à l'arme blanche par un détenu au "profil psy", a indiqué une source pénitentiaire à LCI, confirmant une information de l'AFP. 

En réaction à cette agression, les syndicats de la plus grande maison d'arrêt d'Europe, dont la CGT Pénitentiaire, appellent à un blocage de la prison dès jeudi 22 février, à partir de 6 heures du matin.

Le surveillant attaqué au visage

L'incident s'est déroulé en milieu d'après-midi, lorsque le détenu, qui fait l'objet d'un régime proche de l'isolement, a sollicité les surveillants. Lorsque deux d'entre eux lui ont ouvert la porte, "il s'est avancé vers les agents (...) et a directement attaqué le visage du collègue" avec une lame, selon une source. "Le collègue est tombé à terre, le deuxième collègue a tout de suite fermé la porte sur le détenu", a-t-elle ajouté. "Ça s'est passé très vite".

"Il présente une plaie à l'œil gauche avec une entaille qui descend sur le visage. Il y a eu un écoulement de sang important, il a été accompagné à l'hôpital", a confirmé la chancellerie, qui a indiqué que "compte-tenu de la gravité de l'agression", une plainte allait être déposée. Par ailleurs, la ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est rendue dans l'après-midi au chevet du surveillant hospitalisé, a-t-on appris auprès de son entourage.

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Une première mobilisation en janvier

Ce nouvel appel au blocage fait suite à un mouvement massif qui s'est déroulé pendant une dizaine de jours au mois de janvier, dans de nombreuses prisons. Les surveillants, qui n'ont pourtant pas le droit de grève, avaient bloqué des établissements pénitentiaires pour dénoncer leurs conditions de travail. Un accord avait finalement été trouvé entre le syndicat majoritaire Ufap-Unsa et la chancellerie.

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