Un ultra-nationaliste qui projetait un attentat contre des minorités et Emmanuel Macron en 2017, renvoyé en correctionnelle

Justice

PROJET D'ATTENTAT - Guillaume M. , un ultra-nationaliste de 25 ans, avait été arrêté en 2017, alors qu'il projetait de s'en prendre à Emmanuel Macron lors du défilé du 14-Juillet ainsi qu'à des minorités. Il a été renvoyé en correctionnelle.

Il sera donc jugé en correctionnelle. Un ultra-nationaliste qui avait été arrêté en 2017 et avait déclaré vouloir tirer sur Emmanuel Macron lors du défilé du 14-Juillet a été renvoyé, fin juin devant le tribunal correctionnel de Paris, indique l'AFP, confirmant une information du Parisien. L'homme, âgé de 25 ans, est actuellement détenu et doit être jugé dans quelques mois pour "entreprise individuelle terroriste", ce qu'a requis le parquet. 

Inspiré par Breivik et Maxime Brunerie

Lors de l'interpellation de Guillaume M., non loin de son domicile en juin 2017, à Argenteuil dans le Val d'Oise, trois couteaux de cuisine avaient été retrouvés dans son véhicule. L'exploitation de son ordinateur avait révélé des recherches sur internet concernant des cibles potentielles, d'après une source proche de l'enquête. Il avait été condamné à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l'épreuve pour provocation à la haine raciale et apologie du terrorisme, en 2016, après avoir vanté les gestes terroristes d'Anders Breivik, auteur de l'attentat survenu en Norvège en 2011 et qui avait fait 77 morts. 

Ce projet du jeune homme avait ravivé le souvenir du 14 juillet 2002, lorsque Maxime Brunerie, militant d'extrême-droite de 25 ans, avait tenté d'atteindre le président Jacques Chirac avec un fusil 22 long rifle dissimulé dans un étui à guitare. Le tir avait été dévié par un spectateur. L'homme a été condamné en décembre 2004 à dix ans de réclusion criminelle. Il a été libéré en août 2009.

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Selon les informations du Parisien, Guillaume M. avait été repéré alors qu'il cherchait à se procurer une arme sur un site de jeux vidéo et avait "déclaré vouloir s'en prendre aux minorités musulmanes, juives, noires et homosexuelles", indique une source à l'AFP. Ce sont des internautes qui ont permis de le retrouver, en usant de la plateforme Pharos. Relativement peu fréquent, le délit "d'entreprise individuelle terroriste" a été créé en 2014 pour permettre à la justice de poursuivre les "loups solitaires", c'est-à-dire des suspects sans complicité ni lien avec une quelconque organisation. 

Elle a déjà été utilisée dans l'enquête sur l'attentat sur les Champs-Elysées survenu en 20 avril 2017, lorsque Karim Cheurfi, un repris de justice, avait tué le policier Xavier Jugelé avant d'être abattu. Alain Feuillerat, un ancien militaire de 34 ans, converti à l'islam et radicalisé, a été mis en examen pour ce même délit en mai 2017, après son interpellation en bordure de la base aérienne d'Evreux, en possession d'armes et de munitions et portant un insigne du groupe Etat islamique (EI). L'information judiciaire est toujours en cours.

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