Val d'Oise : un entraîneur de roller artistique comparaît pour viols sur deux mineures

Justice

FAIT DIVERS - Arnaud Mercier est accusé par deux anciennes athlètes de viols et d'agressions sexuelles. Il exerçait la fonction de coach sportif après de ces jeunes mineures, dont l'une vivait à son domicile depuis ses 11 ans.

L'homme de 42 ans est détenu depuis avril 2015. Il sera jugé à partir de ce lundi devant la cour d’assises du Val-d’Oise pour viols et agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans en abusant de son autorité conférée par ses fonctions d’entraîneur sportif. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Ses deux ex-élèves, aujourd'hui âgées de 21 ans se sont portées parties civiles. L’accusé a toujours nié les faits sur l'une, et soutenu avoir eu une relation amoureuse consentie avec l'autre à partir de ses 16 ans. Selon lui, les deux jeunes femmes ont menti sur les agressions.

Des soupçons qui remontent à 2011

Selon des informations du Parisien, on apprend que les premiers soupçons remontent pourtant à octobre 2011, lorsqu'une psychologue du pôle espoir d’athlétisme d’Ile-de-France effectue un signalement à la suite des confidences de l'une des jeunes patineuses, alors âgée de 14 ans. L'athlète décrit des gestes déplacés d’Arnaud Mercier, très tactile, des massages, des baisers, des caresses… Elle affirme que cela a commencé à ses 8-9 ans. L'homme est entendu une première fois en avril 2012. 

Arnaud Mercier signale le départ brutal de l'une de ses protégées de son domicile belge où l’a suivi sa championne. L’athlète de haut niveau s’est réfugiée chez ses parents en Ille-et-Vilaine. Elle accuse d’abus sexuels son entraîneur, chez lequel elle était partie vivre à 11 ans pour se perfectionner. Elle soutient notamment qu’il lui a imposé une première relation sexuelle le jour de ses 13 ans ou encore qu’il a organisé des ébats à trois filmés et l’a entraîné dans un club échangiste. 

J’étais la femme de ménage, la femme dans le lit, j’avais tous les statuts qui pouvaient l’entourer, j’étais à son service. J'étais sa femme de substitution.- L'une des deux plaignantes

En 2015, l’éducateur explique aux forces de l'ordre qu'il s'est rapproché de sa championne après le départ de sa femme, et qu'ils "se seraient mis en couple". "Une relation saine, nourrie de sentiments réciproques", assure-t-il. C'est à ce moment-là qu'il est mis en examen.

Elle nie tout consentement et sa vision de la "relation saine", décrite par l’accusé, est tout autre. "J’étais la femme de ménage, la femme dans le lit, j’avais tous les statuts qui pouvaient l’entourer, j’étais à son service", déclarera l'une des plaignantes. Elle résume : j'étais "sa femme de substitution".

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