Vannes : un an de prison pour un homme qui harcelait son avocate avec plusieurs milliers d'appels et SMS

Vannes : un an de prison pour un homme qui harcelait son avocate avec plusieurs milliers d'appels et SMS

Justice
DirectLCI
JUSTICE - L'homme âgé de 47 ans était jugé ce mardi 11 juillet devant le tribunal de grande instance de Vannes pour des milliers d'appels téléphoniques malveillants et harcèlement sexuel à l’encontre de son ancienne avocate. Il a été condamné à 1 an de prison, dont 8 mois avec sursis.

En un an, un quadragénaire a harcelé son ex-avocate avec pas moins de 5.988 appels et SMS. En mai 2016, il décide de lui téléphoner plusieurs fois et de lui envoyer de nombreux messages à caractère sexuel : "J’ai une folle envie de toi", "J’ai envie de faire l’amour à mon avocate. Je ne résiste plus". Il continue de la harceler jusqu'en mai 2017, moment où l'avocate porte plainte.


Selon Ouest-France, l'homme âgé de 47 ans devait être jugé en comparution immédiate devant le tribunal de Vannes en mai dernier, mais avait réussi à obtenir un report pour "préparer sa défense, mais aussi pour permettre une expertise psychiatrique", qui n'a jamais eu lieu. C'est ce mardi 11 juillet qu'il a finalement été jugé.

Michel Peignard, l’avocat de la défense, a précisé qu'en seulement "trois jours, ce sont 562 SMS ou appels qui ont été passés", ajoutant que "lorsqu’un avocat dépose plainte contre son client, c’est vraiment la dernière extrémité". Pourtant, il plaide la relaxe de l'harceleur, assurant que "lors d’une précédente affaire, l’abolition du discernement pour des faits assez identiques avait déjà été retenue. Il n’avait donc pas conscience de ce qu’il faisait."


L’avocat de la partie civile voit, lui, des "faits extrêmement graves" et assure que l'homme est pleinement responsable : "Il a arrêté volontairement son traitement médicamenteux en décembre 2016. Dès février, on a eu de la folie furieuse. Maintenant, il se réfugie derrière une bipolarité. Mais c’est lui qui a choisi de ne pas se soigner. Cette altération ne peut pas être retenue." Le tribunal l'a condamné à un an de prison dont 8 mois avec sursis pour appel téléphonique malveillant en récidive et harcèlement sexuel. Ainsi qu'une mise à l’épreuve durant trois ans, obligation de soins, s’abstenir de paraître à proximité du domicile personnel et professionnel de son ex-avocate et d’entrer en relation avec elle.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter