Véhicule de l’opération Sentinelle incendié à Paris : le suspect mis en examen

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La colère des Gilets jaunes

VIOLENCES - L'homme soupçonné d’avoir incendié plusieurs véhicules, dont un fourgon de l’opération Sentinelle, samedi à Paris en marge de la mobilisation des Gilets jaunes a été mis en examen ce mardi.

Le parquet de Paris fait savoir que l'homme soupçonné d’avoir mis le feu à plusieurs véhicules - dont un fourgon des militaires de l’opération Sentinelle - ce samedi à Paris en marge de la nouvelle journée de mobilisation des Gilets jaunes, interpellé et placé en garde à vue quelques heures après, a été mis en examen et placé en détention provisoire ce mardi après avoir été présenté à un juge d'instruction.

Connu des services de police pour des faits de dégradations ainsi que pour conduite sous emprise d’alcool et de stupéfiants, il est visé des chefs de "dégradations d'un bien appartenant à autrui", "dégradations par un moyen dangereux", "dégradations par un moyen dangereux de biens destinés à l'utilité publique", "violences aggravées", "violences sur une personne dépositaire de l'autorité publique", "prise du nom d'un tiers" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations".

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Agé de 25 ans et originaire de la région bordelaise, il appartient à la mouvance de la gauche radicale. Fiché S (pour Sûreté de  l'Etat), il avait été interpellé samedi après quatre heures de filature dans la capitale. Le suspect "vient de la mouvance anarcho-libertaire", avait annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui avait exprimé son "indignation" et son "dégoût" après l'attaque du véhicule.

Les enquêteurs le soupçonnent également d'être impliqué dans l'incendie d'une Porsche et dans des violences ayant visé un fourgon de l'administration pénitentiaire, non loin des Champs-Elysées. Selon le ministère de la Justice, samedi vers 17H30, ce fourgon ramenait un détenu qui avait fait l'objet d'une extraction médicale vers la maison d'arrêt  de Nanterre quand il a été "pris à partie dans les rues de Paris par des manifestants +gilets jaunes+".     

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Samedi, la 13e journée de mobilisation des Gilets jaunes a réuni 51.400 personnes dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur et 118.222 selon le "nombre jaune", décompte réalisé par le mouvement. Dans la capitale, des incidents ont éclaté devant l'Assemblée nationale, où un manifestant âgé d'une trentaine d'années a eu une main arrachée.     

Sur le parcours, du mobilier urbain et des distributeurs de banque ont été vandalisés et une dizaine de véhicules incendiés, principalement des voitures de luxe. Au total, 45 personnes ont été interpellées à Paris et 42 placées en garde à vue. Parmi ces dernières, 8 ont fait l'objet d'une comparution immédiate et 16 procédures ont été classées sans suite, a indiqué mardi le parquet de Paris.

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