Victime de "Revenge porn", une adolescente nord-irlandaise est dédommagée par Facebook

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ENGAGEMENT - Le réseau social Facebook a décidé de régler à l'amiable une affaire dans laquelle il était poursuivi pour avoir laissé publier des photos dénudées d'une jeune mineure.

Un accord confidentiel vient d'être passé entre le géant américain et une jeune nord-irlandaise, dont l'identité n'a pas été dévoilée. Facebook s'engage ainsi à "rembourser les frais de justice" engagés. La victime avait entamé des poursuites au civil il y a quatre ans, en 2014, et réclamait des dommages et intérêts pour négligence, usage frauduleux d'informations personnelles et infraction à la loi sur la protection des données. 


À l'époque, elle avait signalé la publication répétée sur une "shame page" d'une photo où elle était dénudée. Le réseau social avait échoué une première fois, en septembre 2016, à faire classer le dossier, clamant avoir supprimé la photo dès son signalement. Facebook  a précisé avoir mis en place depuis mars 2017 des outils de lutte contre les pratiques dites de "revenge porn", qui consistent à diffuser des clichés ou vidéos intimes de proches.

En France, que dit la loi contre le "Revenge Porn" ?

Aujourd'hui, en France, transmettre des images sans le contentement d'une personne tombe sous le coup de la loi : la peine encourue sera portée à deux ans d’emprisonnement et 60 000€ d’amende. Le Sénat a définitivement adopté la loi pour une République Numérique, en septembre 2016, qui contient un amendement concernant la pénalisation du "Revenge Porn". Le député écologiste Sergio Coronado est le porteur de cet amendement. Selon lui, les magistrats peuvent se baser sur un socle juridique "plus solide", expliquait-il sur LCI. 

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