VIDÉO - Affaire Grégory : Anacrim, foulage... les techniques scientifiques à l'épreuve du dossier

INVESTIGATION - Près de 32 ans après la disparition tragique du petit Grégory, l'enquête a livré de nouveaux secrets sur les éventuels auteurs. Plusieurs éléments ont été révélés, en partie grâce aux nouvelles techniques scientifiques mis à disposition des enquêteurs.

L'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes qui foisonnent dans l'affaire Grégory implique la grand-tante, Jacqueline Jacob, et son mari, Marcel, mis en examen tous les deux vendredi 16 juin, plus de 32 ans après la mort du petit garçon, en octobre 1984. Cette nouvelle avancée a été permise en partie grâce aux techniques scientifiques mis à disposition des enquêteurs...

Anacrim : un logiciel qui brasse des milliers de données

Anacrim est outil très efficace mis au service des services d'investigation. Un logiciel puissant qui brasse des milliers de données et utilisé quotidiennement par les enquêteurs. Ce sont eux qui vont y entrer les éléments importants : emploi du temps, heures, lieux, déclarations des témoins, constatations faites sur le terrain... Anacrim met en perspective toutes ces données dans le temps et dans l'espace et va permettre par exemple de savoir si une personne ment sur son emploi du temps. 

Le foulage : des traces microscopiques sous le papier à lettres

Autre outil : la comparaison en écriture. Des experts vont comparer l'écriture d'une lettre d'un corbeau avec celle d'une personne mise en cause et déterminer d'un strict point de vue scientifique s'il s'agit bien de la même personne. 


Le foulage permet de traquer les traces laissées sous le papier des lettres manuscrites. Ces traces sont microscopiques, elles peuvent être aujourd'hui analysées. On va pouvoir y déceler des traces d'encre. 

L'ADN et l'identification vocale : deux pistes au point mort

Malgré les progrès de la science, certains éléments du dossier n'ont pas encore livré leurs secrets. C'est le cas de l'ADN, pourtant très utilisé dans les enquêtes criminelles. Celui prélevé sur les vêtements du petit Grégory et les timbres du corbeau a été comparé avec 400 personnes de l'entourage de la famille. Aucune correspondance n'a pu être établi. Autre piste définitivement écartée : celle de l'identification vocale de la voix du corbeau, pourtant intelligible : "Je suis peut-être le seul à savoir qui c'est. Ta mère, elle le sait mais elle a peur de la vérité". Mais aujourd'hui scientifiquement les enquêteurs ne savent pas qui se cache derrière cette voix. 

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