VIDÉO - "C'est un début, mais c'est insuffisant" : l'avocat de François Fillon réagit à la saisine du Conseil Supérieur de la Magistrature par Emmanuel Macron

VIDÉO - "C'est un début, mais c'est insuffisant" :  l'avocat de François Fillon réagit à la saisine du Conseil Supérieur de la Magistrature par Emmanuel Macron
Justice

RÉACTION - Après la saisine du Conseil Supérieur de la Magistrature par Emmanuel Macron, ce vendredi 19 juin, pour tenter d'y voir plus clair après les révélations d'Eliane Houlette, Antonin Levy, avocat de François Fillon réagit à cette action du chef de l'Etat, sur LCI.

Emmanuel Macron a demandé ce vendredi 19 juin, au Conseil supérieur de la magistrature de vérifier que le parquet national financier (PNF) a bien mené en "toute sérénité, sans pression" de l'exécutif son enquête sur les époux Fillon pendant la campagne présidentielle de 2017. 

Le chef de l'Etat a décidé d'intervenir, explique l'Elysée, au vu de "l'émoi" suscité par des déclarations de l'ancienne cheffe du PNF, Eliane Houlette, qui a dit avoir mené une enquête sous la "pression" du parquet général, son autorité de tutelle. Emmanuel Macron veut ainsi "lever tout doute sur l’indépendance et l’impartialité de la justice dans cette affaire", selon l'Elysée. 

Invité sur LCI, Antonin Levy, avocat de François Fillon, a salué cette saisine, en émettant toutefois quelques réserves : "C'est un début mais c'est insuffisant, car saisir le Conseil supérieur de la magistrature veut dire que l'on ne recherche pas de responsabilités ou de questions politiques derrière, c'est-à-dire que le parquet général requiert de l'information en temps réel pour sa propre gouverne et qu'on présume qu'il ne la transmet pas à qui que ce soit. Et, par ailleurs, dans le champ actuel de sa saisine, on se limite aux propos de madame Houlette donc j'espère que le CSM pourra aussi analyser le reste des conditions de cette enquête que nous avons dénoncées, à savoir la mise en examen de François Fillon, de façon extrêmement rapide, dans des conditions jamais vues, et qu'on pourra, effectivement, si l'on doit regarder la manière dont cette enquête a été conduite, le faire en totalité", a-t-il dit. 

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Le conseil de l'ancien candidat à la présidentielle dit également observer qu'"il y a des rapports de dix pages qui ont été échangés dont on ne trouve aucune trace dans les procédures : ces documents, je ne les ais jamais vus (...) C'est intéressant de voir qu'il y a un deuxième dossier, en plus de celui que l'on connait, qui contient des éléments dont on a jamais eu la trace, la communication et qui contiennent peut-être les éléments de compréhension d'un enquête qui était, honnêtement, assez incompréhensible", explique Me Lévy. 

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