"Décrocheurs de portraits" de Macron : neuf personnes jugées à Paris ce mercredi

Justice

L’AFFAIRE DU SIÈCLE - Nouveau procès pour des "décrocheurs de portraits" du président de la République. Cette fois, ce ne sont pas moins de huit personnes - huit militants écologistes et un vidéaste - qui vont être jugées mercredi à Paris.

Après deux premiers procès en juin dernier à Bourg-en-Bresse et Strasbourg, neuf autres personnes se retrouvent devant la justice à Paris ce mercredi pour avoir décroché des portraits officiels d’Emmanuel Macron dans diverses mairies d’arrondissement de la capitale les 21 et 28 février 2019. Ces neuf personnes, huit militants écologistes et un vidéaste, vont ainsi devoir répondre de faits de "vol en réunion" devant la 16e chambre du tribunal correctionnel.

Âgés de 23 à 26 ans, les huit activistes étaient passés à l’action les 21 et 28 février dernier dans les mairies des IIIe, IVe et Ve arrondissements de Paris afin de décrocher les portraits du président de la République. Les scènes avaient été filmées par un vidéaste de 29 ans, fondateur de la chaîne Internet "Partager c'est sympa", également poursuivi par la justice. Des manifestations de soutien sont prévues dans la matinée et le procès pourrait bien commencer avec du retard, en début d'après-midi, selon les avocats de la défense.

Des actions pour dénoncer "l'inaction climatique"

Le 21 février dernier, afin de protester contre "l’inaction climatique" et une réponse insuffisante d’Emmanuel Macron et du gouvernement d’Édouard Philippe face à la pétition sur le climat "l’Affaire du siècle" signée par plus de deux millions de personnes, une vaste campagne de décrochages des portraits présidentiels avait été lancée aux quatre coins de France. D’ailleurs, ceux-ci perdurent puisque de nouveaux portraits ont été décrochés et exposés dans des manifestations en août dans le Pays basque, en marge du G7 à Biarritz.

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Depuis plus de six mois et le début de la campagne de désobéissance civile "Décrochons Macron", le mouvement Action non-violente COP21 (ANV-COP21) revendique 128 portraits officiels du président de la République. Et ce sont 57 personnes qui font actuellement l’objet de poursuites judiciaires en correctionnelle où elles encourent une peine maximale de 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. En juin dernier, à Bourg-en-Bresse puis à Strasbourg, les prévenus ont écopé d’une amende de 250 euros (un cas), d’une amende avec sursis (cinq cas) et de relaxes (trois cas). Douze autres procès de "décrocheurs" sont programmés d’ici septembre 2020.

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