Stand LBGT dégradé en Vendée : des étudiants d'un établissement catholique impliqués

Justice
HOMOPHOBIE - Trois jours après les dégradations homophobes commises sur un stand LGBT à la Roche-sur-Yon en Vendée, lors d’une "journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie", il apparaît q'au moins dix étudiants d’un institut catholique sont impliqués.

"Homo-folie, ça suffit". C’est le slogan glaçant que scandaient samedi 18 mai plusieurs jeunes en traversant le "village LGBT" installé en centre-ville de la Roche-sur-Yon, en Vendée. Un groupe composé d'au moins une dizaine d'étudiants actuellement en licence à l’Institut catholique d’études supérieures (ICES) qui, outre ces insultes homophobes, a saccagé les installations du stand mis en place pour la"journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie". 


Deux autres personnes présentes lors des faits n’ont pas encore été formellement identifiées mais sont soupçonnées d’appartenir également à cette école, a fait savoir la direction de l’établissement en conférence de presse lundi.

Une "minorité radicalisée, très politisée"

Le président de l’ICES, Eric de la Labarre, a pointé une "minorité radicalisée, très politisée", faisant partie de cette école de 1300 élèves. "Engagés à droite ou très à droite", ces militants "empoisonnent l’établissement", a-t-il souligné. Ceux identifiés en lien avec les événements de samedi devront s’expliquer devant un conseil de discipline le 28 mai. Ils risquent l’exclusion définitive. 

La Ligue des droits de l'homme, AIDES, le Planning familial 85, Trans Inter action et le centre LGBT Vendée tient pour responsable la Manif pour tous, qui porte un "discours de haine" envers cette manifestation chaque année. Les associations ont porté plainte, mais le mouvement anti Mariage pour tous s'est dédouané, condamnant ces actes "inqualifiables et odieux" et affirmant n'avoir "aucun lien" avec ces jeunes.


De son côté, le président du conseil départemental de la Vendée, Yves Auvinet (divers droite), a "condamné avec la plus grande fermeté" ces comportements "inacceptables".

Dans un rapport publié début mai, l'association SOS Homophobie déplore une "année noire" pour les agressions physiques envers les personnes LGBT en 2018. Avec 231 faits signalés, ces agressions bondissent de 66% par rapport à 2017.

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