VIDÉO - "Mon fils n’a pas vu son père depuis plus d’un an" : la femme d'Yvan Colonna interpelle Macron

DirectLCI
CORSE - La femme d’Yvan Colonna a réclamé au président de la République, actuellement en visite sur l'Île de Beauté, que son mari, détenu dans les Bouches-du-Rhône, puisse être transféré en Corse, afin qu’il puisse notamment voir son fils de 6 ans.

C’est le cri du cœur d’une mère dont le fils n’a pas vu son père depuis de longs mois. Emmanuel Macron a été interpellé ce mardi soir dans une rue d'Ajaccio par la femme d'Yvan Colonna (condamné à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac), qui l'a supplié de transférer en Corse son mari, actuellement détenu à Arles, dans les Bouches-du-Rhône.


"Bonjour, je suis la femme d'Yvan Colonna", a déclaré calmement Stéphanie Colonna, en approchant le président à la sortie du musée Fesch, à Ajaccio. "Mon fils de six ans n'a pas vu son père depuis un an et demi. S'il vous plaît, faites quelque chose (...) Ce n'est pas un animal, c'est un être humain", lui a-t-elle dit.

Yvan Colonna a épousé Stéphanie en 2011, en prison. "Que votre enfant puisse voir son père, que les personnes qui sont détenues dans notre pays puissent voir leur famille, ça fait partie des choses que nous allons assurer", lui a répondu Emmanuel Macron. 

"Vous me regardez dans les yeux, je ne vous mens pas"

La femme d'Yvan Colonna s'est dit alors "choquée" par les propos du président excluant toute amnistie pour les prisonniers corses, le matin même dans son discours en hommage au préfet Erignac, assassiné il y a juste vingt ans à Ajaccio. "Personne n'oubliera ce qui s'est passé" et "je ne parle pas d'amnistie" pour Yvan Colonna, a tenu à préciser Stéphanie Colonna. "Vous me regardez dans les yeux, je ne vous mens pas", lui a répondu le chef de ‘l’État. A l'issue de cet échange, Stéphanie Colonna est repartie, son fils dans les bras.


Yvan Colonna, 57 ans, avait été interpellé en juillet 2003, après quatre ans de cavale dans le maquis corse. Condamné à perpétuité le 13 décembre 2007 puis à la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans en appel en 2009, il a été condamné une troisième fois à la perpétuité (sans période de sûreté) en 2011 après l'annulation par la Cour de cassation du verdict d'appel pour vice de forme.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter