Nantes : un multirécidiviste avoue le viol et le meurtre d’une lycéenne de 15 ans

Nantes : un multirécidiviste avoue le viol et le meurtre d’une lycéenne de 15 ans
Justice

FAIT DIVERS - Un homme de 45 ans, déjà condamné pour 12 viols et tentatives, a avoué le viol et le meurtre d'une adolescente de 15 ans le 20 août à Nantes.

"Quand vous avez un drame pareil, c'est un échec pour tout le monde".  Les mots sont forts et sont ceux du procureur adjoint de Nantes. Un homme de 45 ans au lourd passé judiciaire a été mis en examen et placé en détention provisoire ce samedi 29 août à Nantes. Il a avoué le viol et le meurtre d'une lycéenne de 15 ans, le 20 août dernier. Le suspect avait déjà été condamné à 18 ans de réclusion criminelle en décembre 2005 devant la cour d’assises de la Vienne. Les jurés l’avaient alors reconnu coupable de neuf viols, de trois tentatives de viol et d’une agression sexuelle, sous la menace d’une arme, le tout commis entre 2001 et 2003. 

Libéré en 2016, ce Poitevin d’origine avait retrouvé du travail, avant de déménager à Mésanger, en Loire-Atlantique. "Il avait même trouvé une compagne. On a pu penser à une forme de stabilisation", a expliqué le procureur adjoint de la République de Nantes, Yvon Ollivier, lors d’une conférence de presse. Il n'y avait "pas le moindre élément qui puisse (laisser) penser à une fragilisation de l'intéressé ces derniers temps qui aurait pu le conduire à passer à l'acte", a précisé le magistrat, soulignant que le suspect respectait l'ensemble des obligations de son suivi socio-judiciaire, notamment l'injonction de soin. "Il voyait une fois tous les deux mois un psychothérapeute", a-t-il encore indiqué.

Il a exprimé une forme de regret.- Le procureur de la République adjoint de Nantes, Yvon Ollivier.

Et pourtant, quand François V. vient à Nantes, rue Adolphe-Moitié, le 20 août dernier, c'est bien dans le but de passer à l'acte, a-t-il reconnu en garde à vue. Il avait déjà fait des repérages dans cette rue et y trouve ce jour-là un appartement inoccupé car en travaux. "La victime passait par là, elle a eu le malheur de lui plaire", a dit le magistrat. Il parvient à la faire monter en lui demandant de l'aide pour porter un carton, un mode opératoire qu'il avait déjà utilisé dans le passé. Violée, l'adolescente a ensuite été étranglée avec un câble. "Il s'agissait de l'empêcher de crier", a dit le magistrat. Puis, l'homme asperge sa victime d'eau de javel et met le feu à l'appartement. Ce sont les pompiers, appelés pour un incendie, qui découvriront son corps.

Verbalisé pour stationnement gênant le jour des faits, le suspect a vite été identifié par les enquêteurs puis suivi dans ses moindres faits et gestes. Son ADN a également été retrouvé sous les ongles de la victime. Une vingtaine d'enquêteurs de la police judiciaire de Nantes, renforcés notamment par la brigade de recherche et d'intervention, ont été mobilisés. Interpellé jeudi 27 août, "il a livré spontanément des aveux précis et circonstanciés", a indiqué Pascal Gontier, directeur interrégional adjoint de la police judiciaire de Rennes.

Toute l'info sur

LE WE 13h

Le suspect a été déferré samedi 29 août au parquet de Nantes, qui a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire suivi d'un autre crime en récidive, viol en récidive et destruction volontaire par incendie en récidive. Sa compagne, qui connaissait son passé judiciaire mais pas les derniers faits, a été laissée libre. "Il a exprimé une forme de regret", a indiqué le procureur de Nantes, décrivant "quelqu'un qui s'interroge un peu sur lui-même".

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent