VIDÉO - "Plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime" : notre direct sur l'intervention du procureur sur l'affaire Grégory

Justice
COLD CASE - Trente-deux ans après la découverte du corps du petit Grégory dans les eaux froides de la Vologne, l'enquête a rebondi avec les interpellations de membres de sa famille mercredi 14 juin. Le procureur général a tenu une conférence de presse jeudi, suivie en direct par LCI.
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FOCUS


Au sein de cette famille, où les relations sont complexes, on revient sur les trois membres qui sont au coeur des nouvelles révélations

Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob, qui sont les membres de la famille Villemin au cœur des dernières révélations ?

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#INFO LCI


Affaire Grégory : Ginette Villemin, la tante de l'enfant a été remise en liberté après sa garde à vue. Marcel Jacob et sa femme Jacqueline, les deux autres personnes interpellées hier, restent en garde à vue

"Je ne suis pas venu aujourd'hui vous dire que l'affaire était résolue (...) Je ne sais pas qui est l'auteur du crime", a néanmoins conclu le magistrat. Mais 32 ans après l'assassinat du petit Grégory, un grand pas dans l'enquête a été fait. 

Les points essentiels qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur général : 

1/ Plusieurs personnes "ont concouru" à l'assassinat du petit Grégory

2/ Des corbeaux présumés : 

- les expertises en écriture sur une lettre de menaces envoyée à la famille en 1983 sont "confondantes" pour Jacqueline Jacob, la grande tante de l'enfant. 

- l’expertise d’une lettre de menace au juge Simon pourrait également avoir  été écrite par Monique Villemin, la grand-mère de Grégory. 

3/ Un homme à moustache et une femme ont effectué des repérages avant le crime

4/ les gardés à vue ont invoqué leur droit au silence

"Quelques jours avant le passage à l'acte, des repérages et surveillances ont été réalisés, opérés par un homme portant une moustache et quelques fois accompagné d'une femme",  a ainsi précisé Jean-Jacques Bosc. 

Le procureur général révèle que "des repérages" et des surveillances avant le meurtre du petit Grégory ont été effectués par un homme et une femme selon des témoins. 

"A ce stade, les investigations montrent à l’évidence que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", indique le procureur général. 

Mais, explique le procureur général, le courrier anonyme de 1983 et cette lettre de revendication du meurtre ont des points communs. "Des mots reviennent, notamment celui du "chef" (surnom de Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory".  

"La lettre de revendication postée le jour du meurtre n’a en revanche pas permis à ce stade d’en déterminer l’auteur", poursuit le procureur général 

Les conclusions d'une expertise sur une lettre de 1983 notamment sont confondantes pour l'épouse Jacob (Jacqueline, actuellement en garde à vue), explique le procureur général. 

Le procureur général explique que de nouvelles expertises en écriture ont été réalisées plus tard sur ces lettres. "Les résultats qui ont été donnés sont intéressants et sont de nature à faire progresser sur le chemin de la vérité"

Le juge Simon a notamment reçu une lettre de menaces en 1989

Le procureur général explique que le juge Simon (qui a succédé au juge Lambert et avait repris l'enquête à zéro) avait reçu de nombreuses menaces de mort. 

Le procureur général revient sur les soupçons portés sur Bernard Laroche au début de l'enquête. Puis sur la mise en accusation de Christine Villemin, la mère de l'enfant, avant le non-lieu. 

Le procureur général qui vient de débuter sa conférence revient sur les faits et la découverte du corps du petit Grégory le 16 octobre 1984

La conférence du procureur général de la cour d'appel de Dijon Jean-Jacques Bosc va commencer d'ici quelques minutes... 

#REPORTAGE

Les équipes de TF1 sont allées à la rencontre des habitants de Lépanges-sur-Vologne, la commune où habitaient les parents du petit Grégory. Marqués par l'affaire, ils n'osent plus en parler...

#PORTRAITS


Certains ont été suspectés, d'autres on refait leur vie ou sont morts...

VIDÉO - Affaire Grégory : Villemin, Laroche, Jacob, Bolle... Qui sont les protagonistes de cette tragédie familiale ?

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#AFFAIRE


En attendant cette conférence de presse, voici ce que l'on sait sur cette affaire hors norme.

VIDÉO - Rebondissement dans l'affaire du petit Grégory : retour sur les 32 ans de feuilleton judiciaire

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#CONFÉRENCE


On attend maintenant la conférence de presse du procureur général, prévue à 16 heures ce jeudi. 

#LIVE


Bonjour et bienvenue sur ce direct concernant l'évolution majeure dans l'affaire du petit Grégory survenue mercredi, avec la garde à vue de membres de la famille Villemin. Celle du père de la petite victime.

Mercredi, la section de recherches de la gendarmerie de Dijon avait placé en garde à vue Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père du garçon tué en 1984), sa femme Jacqueline ainsi qu'une belle-sœur du père, Ginette Villemin. Les enquêteurs devaient "entrer dans le dur" des interrogatoires jeudi, après avoir mis en place les auditions la veille, selon des sources proches du dossier qui soulignent que des perquisitions menées aux domiciles des suspects "sont considérées comme intéressantes".

Une conférence de presse très attendue

Le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Jacques BOSC, a tenu une conférence de presse ce jeudi à 16 heures. Il a notamment révélé que de nouvelles expertises d'une lettre manuscrite anonyme de 1983 adressée à Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, orientaient les soupçons sur Jacqueline Jacob, la tante de Jean-Marie Villemin. "Les conclusions de cette expertise sont confondantes à l'encontre de Mme Jacqueline Turiot, épouse Jacob", a-t-il affirmé.

Trois gardes à vue prolongées

L'interrogatoire se poursuit. Les gardes à vue des trois membres de la famille du petit Grégory Villemin, interpellés mercredi matin chez eux dans les Vosges, ont en effet été prolongées ce jeudi. Marcel Jacob, l'oncle maternel de Jean-Marie Villemin - le père de l'enfant - et son épouse Jacqueline ainsi que Ginette Villemin, une belle-sœur de Jean-Marie, sont ainsi entendus depuis mercredi matin par les gendarmes de la section de recherche de Dijon. 


Les grands-parents de l'enfant, Monique et Albert Villemin, ont également été entendus en audition libre dans les Vosges mercredi. Murielle Bolle, la belle-sœur de Bernard Laroche, a par ailleurs été convoquée à la gendarmerie pour un prélèvement d’empreintes. C’est elle qui, au tout début de l'enquête, avait témoigné contre Bernard Laroche avant de se rétracter. Ce cousin de Jean-Marie Villemin et neveu de Marcel Jacob avait été inculpé d'assassinat, un temps incarcéré, avant d'être remis en liberté en février 1985. Convaincu de sa culpabilité, le père du petit Grégory l'abattait d'un coup de fusil de chasse un mois plus tard. Un meurtre pour lequel il sera condamné en 1993 à 5 ans de prison dont un avec sursis.

Le père du petit Grégory reçu par le juge d'instruction

Jean-Marie Villemin a été reçu mercredi par le juge d'instruction chargé de l'enquête sur la mort de son fils. "Il a abordé avec lui le dossier et ses avancées", a indiqué une source.  "Mes sentiments et les sentiments de Christine et Jean-Marie (Villemin, ndlr) qui étaient assis à mes côtés aujourd'hui dans le bureau de la présidente de la chambre d'instruction, hé bien nous éprouvons beaucoup de satisfaction et je dirais même d'admiration pour le travail colossal réalisé par les gendarmes", avait déclaré mercredi à Dijon l'avocat du couple, Me Thierry Moser.

En vidéo

Affaire Grégory : quels éléments permettent de relancer l’enquête, 32 ans après ?

2 000 courriers anonymes analysés

Le dossier, qui comporte quelque 12.000 pièces, a été rouvert en 1999, puis en 2008, pour tenter de trouver de possibles traces d'ADN sur les scellés. Au total, 400 prélèvements ont été effectués et une centaine de témoins interrogés. Près de 2.000 courriers anonymes ont également été analysés.

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L'affaire Grégory

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