Vidéo porno et sms explicites : un enseignant de Perpignan condamné à un de prison avec sursis

Vidéo porno et sms explicites : un enseignant de Perpignan condamné à un de prison avec sursis

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JUSTICE - Le tribunal correctionnel de Perpignan a condamné un enseignant qui avait diffusé une vidéo porno sur Facebook et envoyé des SMS explicites à des élèves, à un an de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer toute activité en lien avec des mineurs.

Le parquet avait requis deux ans de prison avec sursis, le tribunal a tranché à la moitié. Un enseignant de Perpignan d'une trentaine d'années a été condamné ce jeudi 8 décembre à un an de prison avec sursis et cinq ans d'interdiction d'exercer toute activité en lien avec des mineurs, indique l'AFP. 


Professeur de français dans un collège privé, il a été reconnu coupable d'avoir adressé des sms explicites à d'anciens élèves et d'avoir diffusé une vidéo à caractère pornographique sur Facebook. De courts films dans lesquels il apparaissait "nu dans des postures très équivoques", indique l'Indépendant. 

"Peut-être un chasseur de Pokemon mais pas d'ado"

Au cours de l'audience qui s'est déroulée à huis-clos, l'avocat de l'enseignant a tenté d'expliqué les faits : selon lui, une certaine proximité s'était instaurée entre le professeur et ses anciens élèves, "notamment à l’initiative de ces derniers, alors que [son] client ne leur dispensait plus de cours au moment des faits (...) ". "Il était devenu un ado parmi les ados. On a donc un type de discussions et d’échanges comme le font les ados quand ils sont entre eux. Cette proximité lui a fait perdre tous ses repères et explique ce dérapage qui d’ailleurs n’avait pas été pris au sérieux par les élèves", a-t-il expliqué durant l'audience. 


Pour lui, toute "la question est de savoir comment il a pu déraper dans cette relation qu’il avait avec ses élèves". Les experts psychiatriques n'avaient relevé "aucun trait pervers, aucune connotation pédophile". Tout au plus, il était "peut-être un chasseur de Pokemon mais pas d'ado". 


Au total, sept mineurs, dont certains ont moins de 15 ans, ont été victimes de ses agissements. L'enseignant avait été suspendu à titre conservatoire pour une période de quatre mois quand les faits ont été rapportés à l'Académie en octobre dernier, avait indiqué le rectorat de Montpellier.

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