Procès de Claude Chossat : 15 ans de prison requis contre le "repenti" corse, verdict attendu vendredi

Justice

MAFIA CORSE - Un ancien du grand banditisme corse a choisi de parler à visage découvert. Jugé depuis lundi dans une affaire d'assassinat, Claude Chossat nous a donné sa version des faits. 15 ans de prison ont été requis contre lui ce jeudi.

L’avocat général veut un "juste-milieu". 15 ans de prison ont été requis ce jeudi 7 novembre contre Claude Chossat, le "repenti" autoproclamé du gang corse de la Brise de Mer. Jugé depuis plus de dix jours par la cour d’assises d'Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, l’accusé comparait pour "assassinat en bande organisée" et "association de malfaiteurs".

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L'accusé a "engagé sa responsabilité" dans la mort de Casanova

Les faits remontent au 23 avril 2008 lorsque Richard Casanova, l’un des fondateurs de la Brise de Mer, est abattu par un tireur embusqué à Porto Vecchio. Claude Chossat nie en être l'instigateur. Et dénonce alors son ancien patron, Francis Mariani, considéré lui aussi par les enquêteurs comme créateur de cette bande. Une accusation qu’il fait porter à un homme sans défense, décédé en 2009 dans l'explosion d'un hangar, en pleine cavale. 

Vous ne serez un homme nouveau que lorsque vous sortirez de prison- Pierre Cortes, avocat général

Aujourd'hui encore, l'avocat général, Pierre Cortes, confie "ne pas être en mesure" de dire que c'est bien l’ex-homme à tout faire de Francis Mariani qui a appuyé sur la gâchette. Il a cependant estimé que l’accusé avait "engagé sa responsabilité" dans la mort de Richard Casanova.  Selon notre journaliste sur place, lors d’un réquisitoire de près de trois heures, le magistrat a ainsi avancé être face à "une logique d'assassinat". "[L'accusé] ne peut que réaliser l'existence d'un projet criminel." 

L’avocat général a donc demandé une peine permettant d’allier "une vraie peine criminelle", rappelant que la complicité d'assassinat est punie par la prison à perpétuité, à celle d’éléments favorables que sont les "renseignements" donnés par celui qui s’identifie comme un "repenti". Les plaidoiries de la défense et le verdict sont attendus ce vendredi. 

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