VIDÉO - Une salle de prière fermée pendant l'état d'urgence a réouvert

DirectLCI
REPORTAGE - Une salle de prière avait été fermée fin septembre à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine, pour des propos incitant à l'apologie du terrorisme. Le lieu a réouvert ce vendredi, quelques jours après la fin de l'Etat d'urgence car selon la nouvelle loi anti-terroriste, cette fermeture n'est plus justifiée.

Les fidèles de la salle de prière de Fontenay-aux-Roses ont pu retrouver leur lieu de culte, plus d'un mois après sa fermeture. La salle, située dans le quartier du Paradis, a réouvert ce vendredi 3 novembre dans l'après-midi. Elle avait été fermée le 29 septembre dernier suite à un arrêté préfectoral pour des propos incitant à l'apologie du terrorisme qui auraient été tenus par des fidèles début septembre dans son enceinte. 


En cause, des propos expliquant que "les terroristes étaient des musulmans qui ont la foi" ou encore "qu'il y a les musulmans d'une part et les chiens de mécréants d'autre part." La fermeture de cette petite salle avait beaucoup ému et surpris la communauté musulmane de cette commune de région parisienne. 


Mais la fin de l'état d'urgence ce mardi 31 octobre a entraîné une remise en cause de cette interdiction, les éléments qui ont poussé la préfecture à fermer la salle ne suffisant plus en effet au regard de la nouvelle loi anti-terroriste adoptée le 18 octobre. Les propos auraient été tenus par des fidèles, et non par l'imam, Idris Driss, qui s'est défendu de tenir un tel discours. 

L'association des musulmans de Fontenay-aux-Roses, l'Amfar avait déposé un référé contre la fermeture de cette salle, mais elle a abandonné les poursuites maintenant que la salle a rouvert.


Concernant la fermeture des lieux de culte, la nouvelle loi permet aux préfets d’ordonner la fermeture à partir du moment où ils considèrent que les propos tenus, les idées et théories ou les activités qui s’y déroulent constituent un appel à la haine, à la violence ou à la discrimination, à la commission d’un acte terroriste, ou à l’apologie du terrorisme.


L'état d'urgence avait entraîné la fermeture administrative d'une trentaine de lieux de culte.

Plus d'articles

Sur le même sujet